22 juil. 2012

Maelström

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J'ai décidé de recycler mes cartes postales, les plein de cartes que j'ai reçues et gardées. Je les découpe, je les recolle sur une autre carte, c'est le grand gloubi glouba quand j'en viens à peindre par dessus.
Il va falloir que je m'achète un peu plus de couleurs huile et acrylique car là je n'ai que trois tubes de chaque.

Néanmoins c'est le grand gloubi glouba. Je ne sais pas où je vais. A un moment c'est vraiment crasse, à un autre moment il me semble que quelque chose  traverse, émerge par endroits. C'est assez bizarre.

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Et comme souvent, j'ai le sentiment que l'ensemble n'est pas la somme des parties !

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Allez, faisons une danse au Dieu des pinceaux  !


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18 juil. 2012

Bouquet du jour

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Bouquet du matin. Le peindre ?
Je n'ai jamais fait de fleurs en aquarelle.

Le fragile cosmos a déjà perdu un pétale.
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Il y a beaucoup de jolies choses mêlées dans ce bouquet 
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Le coeur du tournesol est une sublime architecture, je le ferai à part, je crois.

Vert, violines, jaunes, des couleurs que j'affectionne.

Premier jet...

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Reprendre, retoucher, mettre en valeur, appuyer, et valoriser volumes, couleurs et formes ....Ah ça, c'est une autre histoire !
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Le tournesol maintenant, avant qu'il ne se fane...

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Quelques heures plus tard !

Le tournesol, belle foirade ! En fait cette plante est si parfaite que je ne me suis pas méfiée. J'ai à peine dessiné les proportions avant de démarrer et finalement, j'ai eu tout faux, j'ai fait des pétales deux fois trop longs. Or tout est dans la justesse et l'harmonie, le tournesol ne supporte pas l'à peu près. 
Je le saurai  la prochaine fois.


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Pour le bouquet j'ai juste redessiné quelques traits et remis chouïa de couleur par endroit mais si peu. Car je suis habile à tout bouziller en un coup mal placé.



Croquer, croquer c'est bien. Aller au delà, oui,  est une autre histoire !

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16 juil. 2012

D'un essai à l'autre

Ca commence un jour où, grâce à une association locale, tu te retrouves avec des pinceaux et du gros foutoir et une seule consigne : faire un panneau indicateur avec ce beau rouleau, y mettre une maison dont le toit s'ouvre, c'est le logo de la journée d'expo au village.

Tu te retrouves à prendre dans tes bras un cylindre doux et lui coller des papiers et de la peintoche avec les doigts, violemment, flac flac, jouissivement.



Ca continue, parce que tu sens la morsure et le courage, par une séance de découverte d'un atelier local. Tu aimes, on se sent libre et entouré en même temps, pas à patauger trop toute seule. Tu fais un croquis auquel tu ne comprends rien mais qui parle.



Retrouver le contact du fusain me ramène très loin, une retrouvance, un câlin d'une qui aurait attendu longtemps. Celle que nous avons tous en nous, j'en suis absolument persuadée.

Ainsi c'est de la liberté et de regards neufs sur moi, sans préjugés, des regards inconnus mais présents, que renait le besoin, l'amusement, le plaisir, la force de pousser plus loin le bouchon. J'allonge mon bureau-atelier d'une planche supplémentaire, j'achète un peu de matos.  Aujourd'hui celui qui entre dans cette pièce ne peut pas se demander si c'est un "bureau" ou un "atelier". 

L'espace est essentiel. Certes le temps fait tout mais affirmer un espace pour y affirmer un besoin, une activité, une place pérenne et à soi, c'est une étape primordiale dans la vie, dans chaque étapes de nos vies d'apprentis. Je l'ai toujours ressenti, que ce soit au travail ou à la maison ou ailleurs, l'espace dans lequel on s'installe, on se meut, on dit, on fait, imprime notre façon de faire, dire, se mouvoir, s'installer. Notre relation au monde en dépend. Quand je pratiquais le taï chi chuan tous les matins chez moi, je réservais un bout du salon, je fermais la porte et je tournais la pancarte "ne pas déranger". Cette pancarte nous manque maintenant, à lui comme à moi.

Il y a eu une conjugaison des espace-temps depuis un mois. J'ai perdu mon travail, qui n'était qu'un remplacement, donc logique. J'ai eu l'assurance d'avoir une année entière qui m'attendait. Je sais aussi combien il est facile de tomber dans la déprime des jours chômés sans but qu'une vacance devenue pesante et malsaine.

 J'ai modifié mon bureau, j'ai tricoté entre cet espace et ce temps neuf. La possibilité d'aller en journée aux atelier-cours du village s'ouvrait ( mon boulot ne me le permettait pas). Je ne serais plus seule à bidouiller chez moi des cartes-collages. Pouvais-je avancer un peu plus ?

En attendant la reprise " des cours " en atelier, j'ai donc décidé de m'exercer. Prendre des modèles, croquer, tester des matières, faire des erreurs. Faire moche, le photographier, faire mieux, ne pas savoir que faire. Et chaque semaine avancer. Se dire que tel procédé me parle, qu'il faut continuer les essais. 

Un fond de collage et de la peinture dessus ? Tiens c'est à l'assos, avec nos rouleaux, que G. m'a montré cela. Tiens c'est à l'assos que A. créé des petits tableaux faits d'amalgames infinis de matières, tant qu'on dirait des émaux. Visages reconstitués, paysages oniriques, personnages fantasques, beaucoup de choses à base de récupération de petits matériels ( clous, fer, cadres, matériel de zinguerie, bois, etc).

Apprendre le vide et le blanc. Gâcher des croquis légers en faisant un remplissage barbare tout autour. Dommage. Couper. Regretter. Les erreurs apprennent énormément. Elles pèsent et posent les choses.
En fait j'aime énormément les croquis en noir et blanc. Ils me parlent. Me suffisent souvent. Je dois me méfier de ma propension à "remplir" parfois sans recul. Cela me fait sourire. Une amie disait de moi que j'étais à la fois très silencieuse et bavarde.

L'animatrice de l'atelier me manque. Je pense à ce qu'elle dirait, le geste qu'elle ferait, mettrait-elle le croquis de loin, vers quoi me pousserait-elle, que proposerait-elle ? On verra en octobre. Je garde tout, je veux savoir ce qu'elle aura à proposer. Je pose ici régulièrement les photos. Pour prendre le recul. Photographier les étapes m'aide beaucoup. L'appareil devient un outil de l'apprentissage. Parfois il est cruel quand à partir d'un croquis sympa, il me montre que j'ai pataugé et perdu toute perspective et rendu tout pateux plat et laid. Parfois il est bienveillant quand face à une mochetée il trouve des petits bouts regardables, des angles possibles qui m'étonnent et font réfléchir. Parfois il me dit c'est beau, tu avances, surtout quand je triche avec des pointes de lumières et d'ombres qui valorisent un croquis trop fade. J'essaie alors de le retoucher mais je n'en suis pas encore là car c'est l'étape où j'ai besoin d'être épaulée. 

Les résultats ne sont pas le plus important. Comme dans tout le reste, c'est la démarche qui est la force, le mouvement et ce qu'on en ressent. Par contre, comme c'est drôle de voir l'accessibilité tout de même, de la peinture et des dessins, pour l'entourage, en comparaison avec l'écriture. Personne chez moi ne lit ce que j'écris et je ne le souhaite pas pour le moment. En revanche, comme il est facile de mettre sous le nez des proches quelques productions picturales et de s'en flatter ! Comme c'est étrange...sans doute parce qu'il n'y a là aucun enjeu trop intime pour moi et parce que j'aborde mes dessins de manière décomplexée ? Sans doute. C'est certain.
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12 juil. 2012

Les larmes japonaises



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Hier j'ai reçu un gros paquet plein de journaux et papiers japonais. C'est sur Fesses des Boucs qu'elle m'avait dit " Si tu as besoin de papiers d'ici...". J'ai dit que le contenu de la boite aux lettres, des journaux imprimés, ce serait extraordinaire. J'ai reçu bien plus que cela.

 J'ai reçu le Japon dans ma boîte à moi, dans mes yeux à moi qui se sont mouillés parce que c'était trop beau. Trop présent tout à coup. C'est la force de l'alphabet des autres, la force du quotidien, des choses de tous les jours de là bas. 

Ce que j'aime dans l'étranger c'est le quotidien. Je ne suis pas une bouffeuse de musées, de sites, de rues commerçantes. Je suis une mangeuse de petites tables dans un coin dehors, de temps qui passe simplement, de cuisine avec les gens qui vivent là, d'épiceries où revenir plusieurs fois. Rester au même endroit des jours entiers sans bouger et en faire un chez moi, tout en ne comprenant rien à ce qui se passe (comme c'est divin !)  mais avoir l'autorisation et l'honneur d'être une parmi eux, discrètement, les oreilles pleines, pleines, pleines.

Le Japon, cet archipel incroyable, qui ne me passionnait pas tant il y a plusieurs années car je n'avais pas fouillé. Et puis c'est venu doucement. J'ai repensé aux occasions ratées, que j'avais eue d'y vivre un peu. J'ai abordé le pays par le net, j'ai regardé. Ensuite, plusieurs amies y sont allées, certaines pour séjourner en famille ou auprès d'amis. J'ai écouté leur retour, j'ai regardé, j'ai écouté leurs sentiments. J'ai lu. J'ai lu. Et j'ai commencé à savourer de loin. Et je peux rêver.

Je rêve que j'irais un jour. Je me le garde comme un trésor sous un mouchoir au fond de la poche. C'est bon d'avoir un ou deux rêves pas totalement dingues, comme ça. Improbables mais pas totalement cinglés. Des cailloux serrés dans les doigts. Ca réchauffe quand on s'ennuie, quand on se demande pourquoi on ne bouge plus, pourquoi on est devenu si inquiet de tout, si prudent parfois. On sait pourquoi mais on veut oublier un jour et tout plaquer au sol, étouffer et  brader aujourd'hui , le foutre en soldes et prendre la place d'un autre, ticket free, décoller de là, gravir une autre montagne maintenant qu'on connait la vue. A quoi sert d'être rassuré ? La vie va t'en coller une bonne, tu vas encore te retrouver au fond du panier.

Merci toi, je voulais te le redire. Je ne suis pas toujours fine quand je m'emballe, je dis n'importe quoi. Se baisser humblement et dire merci et rien d'autre. Rideau de silence sur émotions. Passer. Faire offrande du recueillement. J'apprendrai tout, je le peux.
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10 juil. 2012

Toute pastellisée

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Une journée en croquis tout au pastel ou presque. Pour voir. Tester.
Toujours les éléphants mais pas que.
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5 juil. 2012

Sur le fil.1

Un fil c'est bien. Une ficelle balancelle, celle.
Au dessus du vide devant un mur plein, ce n'est pas du linge.
Le fil est suspendu, disponible. J'y poserai les croquis, ceux qui ont fil à retordre, qui ne sont rien d'autre que des expériences.
Est-ce ainsi que les hommes vivent ? 

Mettre sur le fil, ainsi je prends du recul. Et comme c'est bizarre je viens de couper en trois une troupe, comme une famille. Un croquis trop lourd dans son ensemble. Un bon démarrage d'après une photo vue d'en haut. Des éléphants en marche. Mais j'ai fait ensuite du "remplissage" pour le fond. Trop. Expérience.
En peinture et en dessin on apprend le blanc. La place laissée. 

Alors découper. Trois s'imposait. Pour que chaque partie en soit bien une et qu'ensemble ils fassent, refassent l'ensemble. Avec ce vide entre eux, pour être libres, respirer. Sur ce fil les voilà épinglés.

Tiens, trois ?, me dis-je. Ma fratrie à moi...


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28 juin 2012

cette étape là


We Were Evergreen | A Take Away Show | Summerflings & Baby Blue from La Blogotheque on Vimeo.

cliquer sur la musique et lisez...........
..................... la suite de l'histoire de La Miche ...................................................................................

CETTE ETAPE,  Là...

Sur le chemin qui descend vers la cabane, Pascaline, dite La Miche, se souvient.
Ils étaient une bande de copains. Son Pagure, maintenant au loin et qui lui fait faire un jeu de piste pour le rejoindre, comme promis il y a...dans cette autre vie.

Elle se souvient.


Les roses tenaient bien entre leurs mains. Ils avaient été cinq, puis trois, et puis c'était comme ça.
Dans la cabane de la Baie des Lys il y avait des vieux instruments de la tante de Pagure, ancienne prof de musique. 
Ils chantaient en anglais parce qu'ils rêvaient d'Amériques et surtout la mère d'Antoine était anglaise et c'est ce qu'il voulait. Il écrivait les textes et elle, elle chantait. Les gars faisaient les choristes, elle tenait le petit piccolo xylo. Et il jouait du petit banjo. Ah le petit banjo !... Trio Xylo, c'était leur nom de groupe,  les concerts sur la terrasse dans la nuit tiède.

A non, ça personne ne le savait aujourd'hui ! Elle en riait sous cape en descendant la ravine et la clé était toujours dans le nichoir aux oiseaux, accroché au tamaris.

Les rosiers envahissaient tout le sentier de pierres, il fallait marcher 500 mètres, puis sous les broussailles, la cabane apparaissait et le terrain devenait plat .Juste l'espace de la maison et de la terrasse. En contre bas la montagne était rude, inaccessible et en se penchant on tombait dans une flaque bleue et noire, la toute petite crique.



Elle ramasse un bouquet de roses, les jaunes et les roses pâles. Elle y ajoute le romarin en grands épis, et des  tiges de lavandes racornies. La menthe a séché sur pied. Elle pourrait presque songer à l'arroser.

Elle est là où elle doit être. Clé en main elle ouvre la porte. Tout devrait s'y trouver pour son prochain voyage.






25 juin 2012

On s'amuse bien !

ici..
http://laureetmingingi.wordpress.com/

c'est une histoire de oufladingues qu'on sait pas où elle va. L'une et l'autre s'envoient des choses, dans des enveloppes on dégrafe les péripéties d'un pays qui s'imagine même pas tant c'est.

Escarmouche est un éléphant, pourrait-on croire, qui est parti à l'aventure... mais pour où, quoi et quand même !?

Il n'est pas trop tard, ami, de déplier les plis, de leur courrier découvrir, au fil du fil, lentement mais sûr, ce que Laure et Mingingi traficotent délibérément et ment...nan mais attendez, ça va chercher loin c't'histoire !!
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13 juin 2012

Mon plombier, une si belle après-midi finalement

Mon plombier est formidable. En fait c'est le fils du plombier. Le père s'est cassé le dos et c'est fini pour lui les chantiers depuis. Il dit qu'il préférait aller sur le terrain que de faire la paperasse comme maintenant.
Le fils est jeune et toujours de bonne humeur. Tu téléphones, il vient et il vient quand il a dit qu'il viendrait, le jour et l'heure. C'est comme ça la campagne, des fois ça a des avantages. Pour le garagiste c'est pareil. Il se déplace à la maison pour faire démarrer la voiture quand je l'appelle à 7h45. Un as.

Toute personne qui vient à la maison, tout artisan, je veux dire, sait qu'on est nul en bricolage. On le dit tout de suite, on annonce la couleur pour que les choses soient claires. C'est pas une tare, m'enfin à la campagne un peu quand même, mais c'est ainsi. Comme on dit : "il y a des domaines où on est bons, on sait faire, mais d'autres non. ". Mon plombier sait que je suis nulle et que j'ai de l'humour.
Je l'ai fait venir en novembre. Il avait changé la chaudière mazout, tout était au poil, mais ça fuyait un chouïa dans le tuyau d'arrivée. Je ne voulais rien bidouiller. Quand tu es nul et que tu n'aimes pas ça, tu ne bidouilles pas, des fois que ça complique les choses. Mieux vaut être réaliste. Mais tu en perds ton bon sens, tu deviens manchot gogolito, paralysé devant le problème technique. Il est arrivé, il a revissé un capuchon, un gosse aurait pu le faire. Et c'était tout. On a rigolé. Il n'a pas voulu d'argent. il avait quand même fait vingt bornes juste pour ça, une minute de diagnostic vingt secondes de vissage. On a rigolé.

Tout à l'heure il est venu car dimanche on a eu une inondation entre le mur de la cuisine et celui de la buanderie au niveau de l'évier. Un paksson de flotte, genre une bassine, s'est répandu au sol. Mais ensuite tout marchait bien, évacuation ( neuve) sans souci. Bigre ? As tu balancé la bassine de flotte sur le mur, ça a pu déborder en la manipulant ? Pas du tout me dit l'Homme. Bon alors on comprend rien. De toutes façons deux radiateurs ont posé problème cet hiver et je voulais faire venir mon jeune plombier.

Le voilà donc. En un coup d'oeil et quelques expérimentations, nous constatons que l'évacuation est parfaite et que c'est le joint du carrelage le long du mur, derrière le robinet qui est naze, poreux, un coup de flotte dedans et tout coule sur le mur vers la buanderie voisine. On rigole. Joint de carrelage à refaire. Une fois de plus il doit se demander comment on peut être aussi bênet à nos âges, mais il est très diplomate et ne dit mot.
Pour les radiateurs ils vont bien aussi, c'est une histoire de réglage de chaudière : à petit régime,  l'eau n'est pas assez chaude pour ces deux là, des anciens en fonte. Je l'ai donc fait venir pour rien, une petite expertise à la dame qui est nulle.

Je grimpe dans son camion pour aller tirer du flouze au distributeur. Je lui file l'argent par les fenêtres ouvertes comme après une bonne passe. Je me bidonne et pars m'acheter un magazine à siroter avec un coca en terrasse. Je suis seule en terrasse au soleil. Il y a deux heures on avait froid maintenant on a chaud. Je suis en presque vacances. 
Dans le magazine, un superbe article sur un bouquin. En plus, ce livre parle des indiens d'Amérique, un sujet qui me passionne. L'article donne envie d'acheter immédiatement ce livre et me fait frissonner de joie. Bravo.

Un lien vers l'éditeur ( ce n'est pas de cet article dont je parle mais de celui du Téléramachin de ce jour) :

lebruitdutemps.fr/_livres/Matins%20mexicains/Matinsmexicains.htm

On verra....
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8 juin 2012

Dans l'pot je suis

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Un abricot, deux abricots, trois abricots t'y es presque tu te rapproches
C'est moi dans l'pot avec les abricots nouveaux tout juste sortis de leur abricot'y es

Les autres au four plein pot. Clafoutissants dans la farine d'avoine et de riz, le lait coco et la crème, les quatre oeufs de poule heureuse dans les prés, le sucre brut, et des tonnes d'abricots dessus puis dessous tant que t'y es abricotes, abri-côt côt yé.

Ce sont les premiers du coin, à dix kms de chez moi et les meilleurs à trente bornes à la ronde.



Gorgés d'eau, c'est sûr, un printemps mouillé comme ça je n'avais pas connu en quinze ans de Drôme. On se croirait parfois en Normandie.

Mais les haricots ont franchi des records cette nuit sous l'orage. Ils grimpent enfin haut, eux qui ont été bouffé salement dès leurs débuts, moi qui me suis battue pour eux, grattant, inondant les bestioles, binant chaque jour l'alentour en leur demandant de courir ailleurs les tites bêtes affamées, de mordre plus loin des feuilles tendres mais PAS les haricots.
Ce matin ils trônent en tête du jardinet et derrière eux les roses trémières préparent leur premier show. Encore un peu de soleil, et....



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