Sur le fil.1

Un fil c'est bien. Une ficelle balancelle, celle.
Au dessus du vide devant un mur plein, ce n'est pas du linge.
Le fil est suspendu, disponible. J'y poserai les croquis, ceux qui ont fil à retordre, qui ne sont rien d'autre que des expériences.
Est-ce ainsi que les hommes vivent ? 

Mettre sur le fil, ainsi je prends du recul. Et comme c'est bizarre je viens de couper en trois une troupe, comme une famille. Un croquis trop lourd dans son ensemble. Un bon démarrage d'après une photo vue d'en haut. Des éléphants en marche. Mais j'ai fait ensuite du "remplissage" pour le fond. Trop. Expérience.
En peinture et en dessin on apprend le blanc. La place laissée. 

Alors découper. Trois s'imposait. Pour que chaque partie en soit bien une et qu'ensemble ils fassent, refassent l'ensemble. Avec ce vide entre eux, pour être libres, respirer. Sur ce fil les voilà épinglés.

Tiens, trois ?, me dis-je. Ma fratrie à moi...


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