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18 juil. 2012

Bouquet du jour

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Bouquet du matin. Le peindre ?
Je n'ai jamais fait de fleurs en aquarelle.

Le fragile cosmos a déjà perdu un pétale.
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Il y a beaucoup de jolies choses mêlées dans ce bouquet 
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Le coeur du tournesol est une sublime architecture, je le ferai à part, je crois.

Vert, violines, jaunes, des couleurs que j'affectionne.

Premier jet...

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Reprendre, retoucher, mettre en valeur, appuyer, et valoriser volumes, couleurs et formes ....Ah ça, c'est une autre histoire !
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Le tournesol maintenant, avant qu'il ne se fane...

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Quelques heures plus tard !

Le tournesol, belle foirade ! En fait cette plante est si parfaite que je ne me suis pas méfiée. J'ai à peine dessiné les proportions avant de démarrer et finalement, j'ai eu tout faux, j'ai fait des pétales deux fois trop longs. Or tout est dans la justesse et l'harmonie, le tournesol ne supporte pas l'à peu près. 
Je le saurai  la prochaine fois.


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Pour le bouquet j'ai juste redessiné quelques traits et remis chouïa de couleur par endroit mais si peu. Car je suis habile à tout bouziller en un coup mal placé.



Croquer, croquer c'est bien. Aller au delà, oui,  est une autre histoire !

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22 mai 2011

Valse creuse.

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Vendredi j’ai voulu déraciner un arbre. Un minus robinier qui faisait à peine un mètre de haut et qui s’était collé à un vieil arbre. Non, ça ne va pas. J’ai décidé de prendre position. Je m’affirme dans le jardin. Je me suis pris une tronche de propriétaire complètement conne sous trente degrés à l’ombre, un quasi midi, la parfaite cruche. Une pulsion, me demande pas. Y’a des fois où j’ôte toute intelligence de mon cerveau, toute. Elle était encore là, l’intelligence, quelques minutes avant, disons, trois, quatre minutes, et puis soudain l’action têtue s’empare de moi et je n’ai plus de retenue.

Je suis allée chercher le seul objet que j’avais, un truc pas approprié, je savais, mais là aussi c’est un genre de stratégie avec mon imbécillité titanesque. Exemple : la veille j’avais posé du jonc de mer au sol, dans le bureau,  à l’aide de vieux ciseaux. Cherche pas. J’ai une ampoule dans la paume de la main droite maintenant. Cherche pas.

Une fourche donc, enfin une chose à quatre morceaux qu’on enfonce au sol, une fourchette géante, si tu veux. Et j’attaque la bête. Je lui cause avec mon esprit. Je vois qu’elle comprend rien. J’ai un peu honte car je sais que je fais une connerie. Mais c’est foutu, dans ces cas là. Je suis prise par ma bêtise, j’insiste. Donc, je lui coupe les vivres. Je lui coupe des petites branches. Je lui dit que c’est pour souffrir moins après. Je lui explique que je vais le replanter ce bébé acacia. En pleine chaleur d’un été en mai, à midi, je lui raconte cette histoire là. Genre «  tu seras heureux ailleurs, mon fils ». Maintenant tu comprends pourquoi j’ai pas voulu d’enfant.

Je creuse. Je fouille, je tournicote. D’un côté, de l’autre, j’entre dans des entrailles. Je vois bien que je n’ai rien pour moi. C’est sec, c’est puissant. Je suis face à plus fort. Je creuse, je tournoie, je danse autour, j’enfonce ma fourchette géante mais surtout je danse autour, péniblement, honteusement. Je me dis «  Merde la voisine, je ne veux pas qu’elle me voie entrain de déconner comme ça ». On a à peine fait connaissance, c’est une mégère du coin et son balcon donne précisément sur cette partie de mon jardin, qu’elle reluque sournoisement.

Cette pousse n’a rien à faire là, il faut que je soies autoritaire dès le début. Je suis une récente propriétaire et j’ai envie d’être totalement stupide. L’arbre se défend. Il a peu à faire. Il a tout pour lui. Il a même des alliés sous terre. Je n’en reviens pas de trouver tant de résistances. C’est un écheveau, des ficelles de racines, un enchevêtrement qui me dépasse totalement. Je ne suis rien. Plus je creuse moins je descends. Je remue de la terre sableuse par touffe, j’aère la terre, c’est tout ce que je fais. Le robinier se fend la gueule. Des cheveux de sorcière l’entourent et me jettent sorts sur sorts. Je me débats sans effet dans un filet serré, mailles après mailles, bien avant moi, bien avant que j’arrive, bien avant, même, que je ne connaisse ce lieu et ce monde.

Il penche, il penche et ploie. Moi je suis au bout de mes moyens. Donnez moi une pelle, une pelleteuse, un marteau piqueur, un tracto-pelle….Mais là quoi ? Le mini-arbre ne bougera pas. Le combat vital est lancé. J’ai soudain un émoi, un remords, un passage à vide. « Je vais le tuer » me dis-je. Un instinct de meurtre. Je suis allée trop loin. Je suis foutue moi aussi. Je nage dans la panade complète, je suis dans la mouise. J’ai deux solutions. La première ne me vient même pas à l’esprit : arrêter le massacre. Reculer, raison garder. Personne ne m’a vue. Je peux faire volte-face. Laisser en place cette joyeuse motte de terre bien remuée et abandonner, en quelque sorte…Mais c’est faire fi de moi et de mon désir de puissance. Quand tu as commencé à te ridiculiser c’est dur de renoncer.

La deuxième solution je la prends, criminelle, mauvaise tête. Les cisailles, et je coupe, le plus loin possible, le genre de petit tronc, racine épaisse que j’ai réussi à atteindre. Car pour le reste, l’essentiel, le robinier a tenu bon. L’homme à abattre est enterré loin, aucun de mes yeux ne le voit. Je ne vois rien. Je n’ai rien vu, je suis complètement inutile et inefficace.

Je pars avec en mains un trophée me couvrant de ridicule. Un genre de radis géant qu’aurait cueilli une fourchette ad hoc dans un conte misérable, un cauchemar. Je me réfugie derrière la maison, mettre ce riquiqui dans un bout de terre moche, faite de mottes sèches et d’un peu de terreau que je lui verse comme une eau bénite, sans absolution.

Du plus profond de mes entrailles, rien ne me sera pardonné, non. La tête basse, j’avale mon dépit, je cours chercher une petite résurrection d’âme à l’intérieur de la maison, au frais, et je m’agite pour oublier.

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27 févr. 2010

Son retour

Cela fait huit jours maintenant qu'il est tout à fait revenu.
D'abord le matin, il est venu me retrouver, mais timide, pas encore assuré.
J'ai guetté, j'étais là pour lui. Je pense qu'il le savait, je pense qu'il était prêt.

Le temps ne l'aidait guère. Parfois doux, parfois dur.
Comment faisait-il pour savoir quel serait le bon moment ?
Notre météo...Celle des grands amours...

Et puis il y eût ce soir là. Exactement le 20 février, exactement.
J'étais sur le balcon mais à peine, car il faisait presque zéro, un pull ne suffisait pas.
Il valait mieux rentrer, s'abriter de ce frimas.

Et puis, juste au moment où je passais la porte-fenêtre, je l'ai entendu.
Sûr de lui cette fois.
Mon coeur a tréssauté.

Il est là il est là ! Ai je crié dans la maisonnée.

Je suis allée chercher le poncho, celui qui est au dos du fauteuil en osier où je fais tout, face au dehors.
Il faisait très froid mais j'ai tenu bon. Comment ne pas être là, à l'écouter chanter
rien que pour moi ?

Je suis là, je t'admire. Je suis restée debout, frigorifiée, mais sans bouger, avec les yeux tendus vers l'horizon. Vers les hauts pins, vers les toits.

Ton premier concerto du soir. Le renouveau de la vie dans ce chant. Tant de souvenirs et d'émotions grâce à toi. Si tu savais... tout ce que je ne dis pas...


Maintenant, tout à fait, tu t'es installé à nouveau dans ma vie. Ta place.
Plus moyen le matin d'écouter la radio. J'ouvre la fenêtre, tu entres dans la chambre.
La journée sera transformée.Avec toi les lumières des couchers de soleil sont réapparues.
Le ciel fait le beau et moi je ferai la belle pour toi, mon bel oiseau.


Une vie sans toi ? Non, je ne veux même pas y penser, jamais l'imaginer.

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Un très grand Merci aux amis des merles qui m'ont confié leurs photos

Nicolas de Sauvagement bon
Haude des escapades photographiques
Stéphanie des yeux dans la nature

Vraiment merci, cela m'a beaucoup touchée.




17 févr. 2010

Dehors enfin !

Enfin une balade où je n'ai pas les doigts congelés au bout de deux photos !
Je voulais la neige haute et ensoleillée mais... pas de soleil !!  Du gris... Alors je me suis dit :
"Cesses d'attendre ce qui est loin et ne vient pas. Retournes dans tes chemins complices, là, tout près."

Et je n'ai pas été déçue.

 Bien sûr qu'elles m'attendaient, toujours fidèles et proches, les petites routes des collines...

Quand je marche seule dans la nature, j'écoute, j'observe, je me livre à ce qui m'entoure.
Il y a toujours un moment où quelque chose se produit, un son, un chant, un brin d'herbe, une lumière, qui sourit et me dit pourquoi je suis venue. C'est le moment où mon coeur s'ouvre et respire et redevient moi.

Cette fois ce fut l'Arbre au bord de la route.
Auprès de lui je suis restée longtemps, accroupie, les joues dans sa mousse.
Il y avait là tout un monde, toute une histoire.
Car c'est vrai, ça, comment va ton hiver, Arbre ?

Sur ses jambes des volumes et des tatouages...

Je les ai caressées ses mousses,
douces et rugueuses par endroits.
Mouillées et fraîches.
"Humide est mon hiver"
m'a t'il dit.
"Tu vois mes pieds sont dans la terre boueuse,
la neige a fondu,
je fais des réserves."

Me voilà rassurée : quand le printemps sera décidé,
il aura de quoi s'abreuver...


Cet arbre...En lui ces petites choses cachées, à l'abri. 
Ces jolies petites choses de la vie qui se posent,
font des pauses définitives ou attendent leur tour.

  
En creux, en bosses
Des merveilles
Et le temps ralentit.


Je suis venue une première fois
puis revenue
le toucher encore
et lui dire ma joie.

"Vous êtes beaux 
les arbres, 
vous êtes beaux !"

Leur ai-je clamé à tous.
Oui, des fois on me croit folle et j'aime cela.

Plus loin au bord de la route, les derniers flocons s'amusaient.
 

Plus haut, sur la petite crête, des feuilles bercées par un air léger

 
Des fées pâles qui dansaient à plusieurs.


Juste un souffle d'air dans leurs jupons.
Leurs lignes de vie buissonnière au gré des saisons.



4 déc. 2009

Bleu neige

Sur les collines en cette saison, le regard se pointe à l'horizon.
Pour chercher quoi ?
Pour voir le bout du nez de la neige.Et quand elle est là ça fait Boum boum dans les coeurs-d'enfants-des-grands.
On veut bien qu'elle reste, même de loin. On ira la voir, plus tard, quand elle se sera bien installée.
Et en attendant, on rêve...

3 déc. 2009

Vert l'hiver

Partie sur la colline chercher la neige à l'horizon.
D'abord j'ai trouvé du vert détrempé et de la gadoue plein mes godasses.

Ensuite, plus tard, vous verrez au loin des pics et des vagues couverts d'écume glacée,
dans un ciel bleu-neige, enrobés.

Mais il faut d'abord que sèchent mes souliers.
Oyé oyé !

1 déc. 2009

Ciel mon novembre !!

Adieu novembre ! Et, vue d'ici en tout cas..., je l'ai trouvé généreux cette année. Son rose ou morose c'est surtout dans le ciel qu'on le trouvait.

Il y a eu deux précédents billets de photos de levers de soleil : côté Est-Vercors.

Oui mais pendant ce novembre il s'en passait de belles aussi côté Ouest-Ardèche.


Voilà un petit défilé indémodable...

Pour ce premier décembre,


un mois

de
lumières,

non
?

















Du balcon de Lôlà,

Pour toi.




25 nov. 2009

C'est où ? C'est dans les Pyrénées orientales.

(cliquez sur la photo)

Hier je vous ai laissé deviner où avaient été prises mes photos...
Et oui, c'est entre Perpignan et Collioure !
La montagne : le Canigou enneigé et la photo sur la plage était prise depuis St Cyprien.

De bien beaux endroits...

24 nov. 2009

C'est où ?

Coucou !
Hier, tri de photos dont celles-ci...de Novembre 2008, chez une amie.
Bon, Alors saurez-vous deviner où c'est ?
De la montagne....Et de la mer.....
Alors, une idée ???

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Bon là un GROS indice hein ?!!
( cliquez sur la photo....)

Oui, c'est en France ou quasi...

Réponse demain avec du curry en récompense !



Lôlà

21 nov. 2009

Ta dose de lumières

Ben c'est quoi ça ? Ben, c'est ta dose hebdomadaire de lumières, dans le ciel du matin de novembre.

La dernière fois c'était le 13, tu sais,
je me suis gelé les mains pour toi, sur mon balcon.

Ben revoilà novembre qui te dit :

" Bon allez, je suis pas un si mauvais bougre
que ça !!"

" C'est vrai que je suis sombre et que j'aime les longues nuits.
Mais tu le sais qu'il te faut des jours d'ombre
s pour que renaissent tes couleurs, Petit d'Homme..."

Ce matin, pour toi, pour moi.


Ciel rose et bleu,
plein de promesses.

Quelques caresses,

Aujourd'hui,

demain,
viens.



Lôlà