25 oct. 2011

Le sans faute ( remarque c'est pas marrant...)

Bon puisqu'on est gourmands, je te donne mon dernier truc de recette de gateau au chocolat.
Un petit gateau dans un petit moule avec deux oeufs seulement, inspiré au départ de celui de Laurence Salomon...Du tout léger bio, avec purée d'amandes.
Un jour tu y viendras, à la place du beurre tu chercheras des ingrédients...

Le gateau de Dame Salomon met de la confiture en guise de sucre et bat les blancs en neige. A force de le tester j'ai modifié ça, entre autre... J'ai traficoté plein de versions et dernièrement j'ai trouvé THE one.

Tu bats au batteur deux oeufs entiers et 3 cuil. à soupe de sucre. Vroum vroum, faut que ça mousse.
Dans la casserole tu mets 150 gr de chocolat très bon. Tu peux varier : avec des noisettes, chocolat praliné et noir, etc. Je mets un peu d'eau au fond de la casserole. Tout doux. A peine fondu j'éteins le feu je mets une grosse cuill. à soupe de purée d'amandes et 1 cuill. à soupe de crème fraîche.
Je verse ce mélange dans le saladier où oeufs et sucre se sont battus. Je rebats au batteur électrique. Une pincée de sel est possible aussi.

A la fin je sors une petite passoire "chinois" je la mets au dessus de tout cela et j'y verse 2 cuill. à soupe de farine, de riz ou autre. Et délicatement à la cuillère je mélange. Juste ce qu'il faut.
Et hop au four ( qui a préchauffé à 150 degrés) pas plus de 200 degrés...lentement mais comme c'est un piti gato ça va aller vite, méfiance....15-20 mns grand maxi, l'intérieur doit être encore mouillé.

Hier j'ai rajouté de la poudre de noisettes dans la casserole. délicieux aussi.

Non, pas de photo du gateau. Mais j'en mets une quand même. Je viens de retrouver un dossier où j'avais préparé des tas de photos de ce petit dessin, créé pour la tortue légère en ses débuts. Quand je nous voyais célèbres à deux. Elle a roulé sa bosse depuis la tortue, je te le dis !

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D'ailleurs ce matin une angoisse m'étreint. Tu sais quoi ? Je crois  que j'ai créé assez de blogues. Je ne vais pas en ouvrir un nouveau bientôt, c'est impossible. J'en ai fait tellement, j'ai comme épuisé le sujet. Ca me fout un coup, fini d'être enceinte de BBBlog, va falloir assumer les existants et les dormants et ceux placés en détention et ceux cachés dans les placards !! Bouh quelle histoire ! Tiens ça ferait une histoire....

20 oct. 2011

Les pluches en action !

Cheu nous parfois ça bagarre !

Les pluches s'en donnent à coeur joie. Ici Granola et Crousti. 
Grano on l'a en pension depuis des années, sa maitresse ne souhaite plus l'avoir chez elle, ne me demandez pas pourquoi. Elle a quarante ans et moi cinquante passés. Suis-je une meilleure nounou de pluches-qui-ont-vécu ?


Crousti-le-lapin-qui parle et est aussi médiateur de couple, est le maître des lieux. Il a même un compte FB.  Ce jour là, Granola en avait marre d'être toujours dans l'ombre caché. Une lutte de pouvoir. Acharnée

C'est Grano qui a gagné, faut dire que le Crouste avait eu une dure journée, il était allé à la piscine avec nous

 Et l'eau, en fait, c'est pas son truc. Il ne se lave que tous les cinq ans. Rapport à un traumatisme d'enfance.
Pis le séchage c'est vexant, il n'a plus l'air d'un Lapin-qui-cause et mène son monde par le bout du nez.

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C'est la vie ! Pluches ou pas pluche, y'a des moments plus ou moins glorieux !

Depuis il s'en est très bien remis, rassurez-vous.

15 oct. 2011

Chutney d'vie !

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Dans mon cours du matin il y a une nouvelle dame, la soixantaine, une mamie turque absolument adorable et excentrique.

Jeudi elle m'amène un tas de choses fraiches de son jardin dont des tomates cerises vertes.
Que faire ? Confiture ? Chutney ?

J'opte pour le chutney, c'est une première et j'adore cela !

Finalement c'est très simple. Vinaigre, sucre roux, épices à foison dont gingembre, clous de girofle et cardamome en tête. Raisins secs, une pomme, les tomates vertes...Une lente cuisson épaisse, un résultat joli qui me fait trois pots dont deux à offrir sans aucun doute.

Aujourd'hui c'est Son anniversaire, d'un âge qu'on ne dit plus, y'en a trop derrière et plus assez devant.

Tu te rends compte que tu n'avais pas encore quarante ans quand on s'est rencontrés ?
Nooon ?
Si, j'en avais vingt-huit !
Waaahhh.

Non, c'est impensable.

Un polar sur la table de son petit dejeuner. Un tiramisu à faire immédiatement presto. Et du soleil dès le matin, ça c'est cadeau en or. Pas besoin d'attendre midi comme les jours précédents. Tout tout de suite.

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14 oct. 2011

Sauvetage fruitier, le Baco


Dire oui. 
Elle dit : "Mon père a plein de raisin, tu sais c'est du raisin avec lequel on faisait le vin ici". "On va le jeter, t'en veux ?"
- Oui


Je n'aime pas jeter, je ne sais pas d'où cela me sort mais je suis une conservatrice en diable. Donc quand elle me dit cela elle a un petit panier de grappes noires. Puis le lendemain elle en a un immense sac de courses, sans doute cinq kilos je dirais. Un peu pourri au centre, plein de moucherons gavés.

Dégraffer les grappes, des boutons violets sombres de leur corsage, rincer. Dans la cocotte ça mijote, les grains éclatent les peaux. Ecumer, écumer et presser. C'est les vendanges à domicile.

 J'ai failli y mettre les pieds, dans le jardin, mais il faisait trop froid. Re presser, basculer d'une casserole à l'autre. Voilà le jus. Re frémir la noirceur rouge lie de vin. Mettre l'agar agar en dernier ressort, au pif en croisant les doigts de pieds (pas tous en même temps).
Mettre en bocaux. S'étonner de la couleur si foncée. T'ai je dit qu'il a le gout du miel ce raisin, un gout fumé. Jamais vu ça avant.

Voilà j'ai sauvé des fruits d'ici. En Drôme les gens marchent dessus, les abandonnent sur les arbres et les sentiers tant il y en a. Les anciens fruitiers des bords de prés, les anciens pieds de vigne des jardins, on ne sait plus qu'en faire car ailleurs il y a des centaines d'arbres en pleine croissance qui donnent donnent donnent sans compter.

Tiens et si je parlais gourmandise ici ?
Tiens mais je ne t'ai pas dit que ce raisin s'appelle Baco. Je pensais Bako, avec un goût de Sénégal mais non c'est un m'sieur Baco.

Tiens, j'écoute Madame Aubry à la radio. Rien à faire c'est ma préférée.
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12 oct. 2011

Parfois

Parfois les mots sont écoeurants. Ils entravent la tranchée. Ils ne s'aiment pas.
Parfois la vie est brève, un papier volant tenu d'une main.
Et tout s'éclaire quand ça suffit. Aucun besoin de bruit.
Tiens, hier, on m'a donné cinq kilos d'un raisin très spécial. Il a le goût du miel. Il colore en bleu tout ce qu'il touche alors qu'il est noir de prune dans mes bocaux.

Tiens ce matin pourquoi le soleil ne sort-il pas ? Les jours de fête en octobre sont ceux chauds. On se souvient des jours au jardin dans la chaleur tiède. C'est la chaleur douce que j'aime pas la brutale brûlante.

Dans le soleil d'octobre j'ai vu hier les arbres jaunes prendre d'assaut. Mon imagination. Une beauté du monde.
Pourtant hier dans sa chambre de la maison de retraite, l'amie ne sort plus de sa chambre. Je retournerai avec plus de temps lui faire revoir les feuilles qu'elle aimait, les arbres qu'elle connaissait, pour qu'elle n'oublie pas qu'elle est de ce monde.
Pour nous, les vivants du dehors, il parait terne et triste de ne plus être au monde vivant, de se contenter d'un lit et de quelques pas dans un couloir. Finalement je comprends. Ce retrait peut faire partie du vivre, du vivre lent, ne dis pas replié, ne dis pas perdu, ne dis pas fermé. On a l'ouverture qu'on peut au moment où l'on peut et je ne veux plus en juger.
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8 oct. 2011

A zéro mais avec

Oh ben....c'est quoi ici ?
Je n'y comprends plus rien.
Je suis venue dans la maison de Kuturu, j'ai entendu un bruit et puis..je me suis retrouvée dans les affaires d'une tortue légère ! Avec sa robe et ses frous frous fous
Bon cette fois, c'est la fin de tout ?
J'avais trois lecteurs du bout du monde....seront-ils coulés touchés balayés ?

Chic ! On recommence tout à zéro ?
Non, on laisse se faire une belle mort involontaire ?

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PS suite à des manoeuvres de mise à jour via gmail, mon adresse e-mail pour le motu
toutamohamotu
a été supprimée d'office !....Donc, privée d'accès au blog ( et à d'autres choses comme...les album picasa..) !! Bon....Bouh

13 sept. 2011

Amonseulées

Dans une chambre, dans un placard, dans un tiroir.
Un carnet, deux carnets, trois. Des feuillets.
un projet de départ quelques jours à la mer
Un fouillis, un bazar sur le bureau
Les roses aux carreaux.


Dans une chambre quelque part
Seule parce que seule
Un panier, deux sacs, une boite rectangulaire qui contient des bouts de papiers colorés
Le sac en osier de la piscine, on n'ira plus jusqu'à quand ?

Un abat jour et des trucs collés dessus
Un cahier, deux cahiers, petits ou grands

Refaire, je voudrais refaire
Repartir dans un début
Je vais marcher sur les quais, fouler des trottoirs


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30 juin 2011

la ritournelle, les ailes


Changer de nid, la ritournelle
La tortue légère et ses ailes foulent l'herbe de son jardin

Chaque jour l'aujourd'hui


Qu'est ce qui que quoi quelle ?
Le où les pourquoi les comment ont rendu leurs âmes

Les tourments s'abattent comme le vent
Droit devant frôle la gourmandise d'aimer sans rien chercher


Autrefois les nids je les construisais.
De mes mains j'en ai bâti un qui voletait tout seul et a résisté à tout.
Ami des mésanges. Amies.

Aujourd'hui dans les haies tortuesques longtemps sauvageonnes, les nids sont installés
Ils ne m'ont pas attendue. Personne n'attend.
Ils se sont remplis. La vie y éclate et pépille.


Ils sont trois non ? Combien tu en vois ?

Je coupais des branches sans réfléchir quand j'ai vu l'oeil de leur mère. Droit sur moi, assise sur sa demeure.


Tortue légère n'était pas fière...Depuis chaque jour elle lui parle et s'excuse, lui supplie de la pardonner et de continuer sa vie sans craindre. On dirait que les choses tournent rond. De toutes façons, ils sont là, elle doit tenir, affirmer sa place quelque soit l'humain qui en douterait. La merlette est chez elle, je ne fais que passer.

Je ne me considère pas chez moi, cela ne m'intéresse pas. Je veux être un moment. Habiter, rêver dedans et dehors, caresser le jardin, ne pas trop le formater. Colorer les murs, les amuser. D'autres viendront derrière moi et je pense aussi  à ceux qui ont ici habité et vieilli. 

La maison reste, nous en sommes les voyageurs.


18 juin 2011

Chez la tortue légère

Il se passe des drôles de trucs chez la tortue légère.
Elle a des pinceaux de couleurs dans des mains et monte sur des tabourets se tordre le cou, le cou qu'elle a déjà bien ridé et poussif, je vous dis.

Elle a décidé de faire tipi et tapis et rêves de contrées lointaines sur son mur.


Chaque jour maintenant elle en rajoute des morceaux. Des morceaux du rêve de tortue bâti pierre après pierre dans sa mémoire éléphantesque de fourmi passagère
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C'est qu'elle a vu la montagne enlacée par des nuages blancs
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Ainsi la tortue légère est partie vers des hémisphères et elle veut tous les poser devant. Que la terre rende grâce et que les esprits communient. Légèrement.




Elle veut les choses voir en grand maintenant. Cela prendra tout le temps.

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16 juin 2011

Vie de sauvage



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Tu crois être de mer. Mais au fond tu n'es que de là où tu es. Par endroits.

L'amour t'amène là d'où tu seras, c'est tout.
Tu crois être de mer et puis voilà rivières. Te voilà conquise par des roches brisées, des pentes vertes, des falaises calcaires où autrefois s'étendait la mer. Tu vis donc sur une mer retirée depuis des éternités, en lieu et place d'elle. Coulent des eaux claires, limpides, certaines languissent dans des chutes mousseuses  moyenâgeuses, toujours dans des creux, des caches. Et l'eau goutte à goutte. Attention tu pourrais glisser tant c'est humide parfois.

Tu crois être mer mais l'amour t'emmène là où tu ne sais pas. A chaque fois dans des lieux qui t'étaient totalement inconnus. Ils te prennent par le cou, t'enlacent, et tu ne sais plus, finalement, où tu es.

Je me souviens du premier automne ici, je venais d'arriver, en août. J'ai retrouvé les couleurs du Québec, les rouges d'érables en un peu moins. J'étais enchantée. Je faisais tout à pied. Les deux kilomètres pour les courses et la terrasse de troquet sur l'unique place du village. La beauté était simple, pas besoin de publicité, besoin de rien, juste deux pieds-deux yeux.

Et ici on est seul. Partout où l'on va il est facile d'être solitaire, juste un détour, un sentier de plus, et personne devant, personne derrière. C'est sans doute cela qui m'a séduit le plus fort.

Car je ne suis ni mer, ni terre, ni vent, ni feu, ni loin, ni proche et surtout pas montagnes, mais je suis sauvage. Je n'aime pas le monde, celui qui ne tourne pas rond, celui qui fait du bruit, crie, et joue sa comédie.

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