17 mai 2013

Hipppie hip Hips bus

En route pour des bus psychadéliques qui ont tellement fumé leur moquette qu'on ne sait plus où est la route. Devant ou derrière ?


.




.

.

J'aime bien les effets dans les vitres
J'aurais pu me passer du feutre dans les arbres du fond. J'ai fait ça hier soir avant d'aller au lit, dans la pénombre. Hi hi.





Celui ci dessous me plait parce que le support est un collage épais et craquelé
.



Il est plus terne mais de plus en plus destroy. " Bus sous acide" m'a-t-on dit ici. 
Yéééé.




On a donc trois bus hippie maintenant, pour cette fiesta des anciens " humanitaires de l'Indo". Au total j'ai six créations pour eux. Ils sont seize, chacun repartira avec un ti quelque chose, mais, non, je ne vais pas faire dix cartes en supp !
Par contre je tenterai bien un mandala.
Des conseils ? Je n'en ai jamais fait. On part du centre et on se déploie ? Il faut être très régulier et des motifs doivent se répéter ou pas ?


.

Comme j'avais plein de gouache en rab j'ai pensé aux arbres de H. , de l'atelier des femmes.



.

Et j'ai fait celui ci





.
J'aurais dû rester dans le jaune au centre.J'ai merdouillé avec ma nouvelle gouache, difficile à apprivoiser. Le jaune est noté "tempera" ...mais ne se tient pas. N'accroche pas sur le papier, bref, de la m.....


.
Oui, j'ai acheté des bouteilles de gouache qui ne sont pas terribles. 
Rien ne vaut la marque Giotto qui a de belles couleurs et une texture douce.


16 mai 2013

Faire pour les autres

.



Dans l'article précédent je vous montrais un essai de recyclage d'un cafouillage à l'huile. J'ai fait avec les quelques tubes que j'ai, mais ça reste assez moche. J'ai ajouté du jaune mais bof et finalement mis un collage entre deux arbres.
Rien à signaler de fameux, voilà une peinture qui va vivre une vie de carte postée, et sera découpée, sans doute, pour la valoriser. 

Je ne sais pas si vous vous souvenez de mes créations pour une fête entre potes qui a lieu le 1er juin. J'ai fait une affiche et trois cartes-peintures-collages.
Dont une d'un bus hippie, genre....




Je vais en refaire un ou deux. Vu le temps d'automne qu'on nous prédit cette semaine, des activités d'intérieur seront bienvenues !
Et puis j'ai tout mon temps. Mon activité auprès de femmes non scolarisées s'est terminée par le merveilleux vernissage mardi
Voir ici

Et je me rends compte que j'ai vraiment grand plaisir à peindre, coller, dessiner dans un but, pour donner, avec un thème en pensant à des amis, etc. C'est très motivant en tant qu'amateur et ouvre les créations vers le don, vers les autres, pour les autres. Empiler chez moi des "croûtes" ou "non-croûtes", m'intéresse peu. Je suis juste une apprentie, chaque réalisation est une marche vers une autre, c'est agréable d'en garder quelques unes qui symbolisent pour moi une évolution, marquent une étape. Mais sinon ? 

Cela me rappelle les dames de l'atelier du village qui se parlaient :
 " Et tu en fais quoi ? Tu les mets où tes tableaux ?"
 - Sous le lit...

Cela m'a fait réfléchir...Oui j'en garderai un peu. Mais le reste, tout le reste, pourquoi le garder ? Je ne me prends pas assez au sérieux pour cela. Pour moi c'est l'acte de faire qui compte, tout ce qui se passe pendant le processus de création, c'est cela qui est essentiel pour l'éternelle apprentie.

Autre chose, vous avez-vu ? J'ai remis les commentaires. Il ne faut pas m'en vouloir j'a des fois des sautes d'humeur...Pas vous ?

Mardi un coucher de soleil plein de nuages roses



Si vous aimez cela, il y en aura un paquet sur mon blog photos

.

.





.

12 mai 2013

Recyclage en bizarrerie

.
Me restait sur les bras ce drôle de truc, issu d'un essai de peinture à l'huile en atelier puis d'une suite inconciliable avec mes propres tubes à a maison.
Envie de traficoter avec la peinture à l'huile, discrètement, munie des six tubes que j'ai.
Essentiellement du rouge, violet, marron, bleu et blanc.

Dans un magazine, une peinture douce d'une femme, de dos, m'inspire.

.












.La tache marronnasse au centre n'est pas heureuse. Il me reste un fond de jaune, peut être en mettre un peu.
A la fin j'ai passé de l'encre blanche par touches, je ne sais pas comment elle va se maintenir.

Je décide de nettoyer mes pinceaux au savon noir. On verra bien.

Je ne sais que penser de ce tableau. Il y a une atmosphère qui me plait et certains endroits regardables, plutôt vers la gauche. La droite est inexistante mais est-elle utile ?

Je peins moins en ce moment. Je me suis demandée ce matin, si le fait de ne plus aller à l'atelier-cours a changé mon fonctionnement et mes envies. Je me sens beaucoup plus libre et en même temps moins sous tension, moins dans le besoin de prouver quelque chose. C'est assez curieux, je flotte un peu. Je reviens plutôt vers mes essentiels, mes pratiques de toujours. Je ne sais pas...

Je me suis remise à lire et du coup j'y passe mon temps libre, je suis infidèle à mes pinceaux. Je suis attirée par le dessin, j'y reviens, j'y reviendrai de plus en plus. Je suis aussi attirée par les collages spontanés. Et des histoires ou des petits textes viennent peupler, spontanément,  mes créations.
.
.

10 mai 2013

Faire le tour est interdit

Faire le tour est interdit on a juste ce besoin d'illusion on ajuste
Le thé fumait dans la montagne et d'un vent à une nuit le temps passage
Comme il flottait cette liberté on se la donnait sans chercher
Mentir vaut tout le temps pour le vivant désordre de rejoindre ce feuillage
Ce fauteuil est le tien quand tu le regardes cette histoire est entièrement
Le monde était fauteuil, s'installer sans briser les courbes
Je fais cela depuis toujours souviens-toi
L'épisode franchi il lui restait des ponts
Confondu dans l'horizon, la fumée, cette poussière transparente

.



.


.

J'ai refait ce que je fais comme si c'était toujours.
Je me demande si je ne ferai pas toujours ce que je fais. 
Des collages et des mots, des couleurs, de la colle, du temps découpé qui assemble.
Des mots alignés qui ne réfléchissent pas et qui s'étalent, comme un corps sur le sable devant la mer.
.


.

9 mai 2013

Bleu grenouille

Une collègue est allée à Peaugres avec sa fille qui vient d'avoir trois ans. Les ours ont traversé lentement devant la voiture et elles ont découvert des petites grenouilles bleues. Cette petite puce est folle du bleu.

Alors pour ses trois ans, ça m 'a pris d'un coup, en trois coups d'encre et de plaisir, hop un mini livre. Elle pourra inventer l'histoire de la grenouille qui se prenait des coups de bleus, ou du bleu qui pleuvait sur Bleu grenouille...et rajouter ses couleurs !

.







.


Longue vie à Bleu grenouille !!



.



.

6 mai 2013

Impulsations

.
Corto maltese est passé me voir hier matin. Il ne sonne pas, il est posé en taches sur mon bureau et demande qu'on l'habille un peu.



Cela ne se refuse pas.
Et puis j'aimerais bien avoir son manteau.


Un manteau pareil, mi nuages mi ombres, qui se fond au fond de l'Océan.

.
Vous vous souvenez que j'ai emprunté un livre de gravures de Picasso ? Le truc qui décomplexe et donne envie de dessiner des corps quand on ne sait pas dessiner des corps. Ce qui n'était pas du tout le cas de l'artiste, et là je dis re re bravo car peindre tout en donnant envie aux autres de se lancer sans prise de tête, c'est du grand art.


.





Dans le carnet que je me suis confectionné j'avais commencé à m'amuser. Hier j'ai mis de l'encre en deux coups de pinceaux, sur les croquis au stylos. ce sont des croquis faits en un seul coup, détachant peu le stylo du papier.
Le but c'est de se laisser aller en impulsivité pure.




.







Et, mine de rien, cela me donne des envies, des projets. 
Par exemple, apprendre, bien sûr, à dessiner des corps correctement, afin d'être plus libre dans les impro, entre autre.
.


.

4 mai 2013

Armée d'un pinceau, d'encre et de gouache, à gravir mes montagnes

.
.










.

A un moment, au milieu, j'ai cru que je perdais tout. C'était les yeux qui me lâchaient. je les ai encrés quatre ou cinq fois, effacés, mouillés, j'ai appliqué une feuille sur l'ensemble non sec, plusieurs fois. Une fois j'ai attendu un peu mais je ne pouvais pas trop, il fallait que je m'attaque sans cesse aux yeux en me demandant si je gâchais tout ou une partie. J'ai pensé découper l'ensemble au ciseau. Il me taraudait une bataille, et trop de choses me plaisaient, je deviendrai aveugle s'il le fallait mais je ne partirai pas sans un dernier coup de pinceau et encore un mélange dans les encres séchées poisseuses, celles que je préfère. Où était la carte du corps, où s'arrêtait un visage ? Y-avait-il des lisières infranchissables et des marais interdits ? 
L'encre blanche est venue confirmer la paix à naître. J'avais agrandi les yeux, déplacé quelques cratères, quelques espaces mieux différenciés et après tout cela devrait ressembler à quelque chose.
Le blanc sur l'encre non sèche est bu. Dévale, absorbé, change. J'avais plié la feuille en largeur et en longueur faisant dégueuler les taches encore et encore une fois. Tout ça pour quoi ? Le pinceaux d'art martial déambule, tournicote et me rend chinois. Finalement quand je vois le premier jet, je les vois ces monts asiatiques en vert, comme une montagne sur sa tête. Puis le visage grandit, s'élargit. Les couleurs passent, des bleus se sont emparés des yeux comme un masque. Regard masqué et banni, regard qui ne me trouvait pas. Et puis.
Ainsi va.
.


.



.

3 mai 2013

Au courrier, récemment

.
.


.

..


.



.Sur mon bureau les myosotis du jardin, une fleur d'une poétique subtile et aux couleurs enveloppantes.
Sous le petit vase ( travail d'une potière de Crest, Drôme) une carte postale sénégalaise.



.Prochaine enveloppe :


J'ai mis du feutre et du bleu sur cette peinture de l'an dernier, faite à l'atelier, un des premiers essais avec un corps dont j'étais contente. Pigments bruns et rouges, qui sont encore malléables. Comment les fixe-t-on ? Avec du vernis ?

De l'an denier il me reste cette chose






A l'atelier j'avais esquissé un paysage avec de l'huile qui se dilue à l'eau. De retour chez moi j'avais essayé de poursuivre, mais avec les quelques tubes que j'ai, de peinture à l'huile classique. Une horreur au niveau des mélanges de couleurs, une soupe. Est-ce récupérable et surtout avec quel matériau ? Faut voir...





.
.

.


.