11 nov. 2012

perspectives de fond et regarde et coupe

La semaine dernière je suis revenue avec une grande feuille de gloubi glouba de l'atelier du lundi ( le lundi c'est moi "l'élève" , le mardi c'est moi qui anime un atelier en Maison citoyenne, voir le blog indiqué là à droite)

J'avais exploré des pigments avec de jolies couleurs. J'y avais mis de l'acrylique avec un vert qui a tout à fait tout gâché. Mais comme je n'allais nulle part, j'y suis arrivée. De plus, c'était vacances, nous étions juste un petit groupe à travailler en solo et plus l'heure passait moins j'aimais l'ambiance, contrairement à d'habitude. Le vert moche était tout à fait l'expression d'un genre d'énervement et d'un chouïa de désoeuvrement.

Je suis rentrée avec mon machin en me disant qu'on pourrait peut être le reconsidérer.



Y'a toujours une chose que nous dit l'animatrice de l'atelier c'est de regarder dans tous les sens un tableau, un fond, une amorçe de quelque chose.
Le mettre la tête en bas, découvrir que la tête est peut être le bas, changer de côté, etc





Tu vois ? Les feuilles sont en bas et en haut quoi qui gna ?

Je pensais avoir peint un arbre. Et quand je peins un arbre figurez-vous que je pense toujours au corps d'une femme.



Une petite carte est née.

  

Sur le fond créé, j'ai juste mis des pastels.
je ne suis pas sûre que le noir qu'on voit là soit le bienvenu, d'ailleurs...





J'adore couper des morceaux dans quelque chose de moche ou sans vie et retrouver du sens et du plaisir dans des bouts.

Je n'ai pas commencé par ce buste nu, j'ai commencé par ça :


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Tout simple.

Ces morceaux je les ai trouvés en fin d'après-midi, sous la lumière électrique d'une journée grise de pluies intenses. Je ne fais jamais rien sans lumière naturelle. Je me demandais donc ce que je verrai le lendemain, au jour .

Pour finir, un drôle de chose...




Me donne envie de raconter une histoire sous- marine !


En tout cas, voilà ce que j'ai appris depuis que je démarre les cours ( octobre). Je peux reprendre un truc moche je peux aussi modifier totalement une peinture en cours. 
Seule cet été, j'ai fait plein de choses et appris beaucoup, mais je n'osais pas du tout recommencer, reprendre, transformer ou améliorer.

Je ne suis pas sûre de savoir encore améliorer, valoriser. Non. Les conseils d'une pro me sont  essentiels et indispensables : du miel sur mes tartines. Quand on me dit, "regarde, là ce rouge si tu en mets un peu par là ?" Ou "tu pourrais renforcer les contrastes,comme ce noir ici, c'est super beau". Ou, "Stop, regarde, pas besoin de plus, c'est bien comme cela" "Il ne faut pas tout dire ni tout montrer".

Oui, l'oeil bienveillant et aiguisé qui pointe juste et à peine mais exactement quand tu es prêt à entendre et te laisse totalement libre. Car c'est toi et juste toi et rien que toi. 

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9 nov. 2012

Le beau, le bazar, l'atelier et son petit vase d'une potière à Crest

Cela faisait des années, et des années, sans doute toute une vie, que je rêvais d'avoir un espace assez grand pour créer et mettre tout le bouzou possible.

Ce n'est pas encore le cas. 

Je rêve toujours d'un lieu où jeter de la peinture sur des immenses papiers accrochés aux murs....mais c'est déjà un rêve cette pièce, belle, plein sud, où rien ne m'arrête dans ma tête (même si je ne peux pas fixer 5 mètres de papiers et me jeter dessus).

Série de photos autour de la grande table, celle à deux planches et trois tréteaux.


Pour le plaisir.

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Et ce délicat petit verre-vase d'un atelier dans les petites rues de Crest. J'en ai quatre tous aussi craquants les uns que les autres.






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7 nov. 2012

Mes chats bleus

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J'avais peinturé des bandes de couleur pour terminer une palette de gouache et j'avais idée de l'utiliser pour croquer ce chat sur son bateau.

J'avais comme envie que le corps soit traversé par les bandes de couleurs ou du moins de ne pas toutes les recouvrir.
J'ai esquissé au crayon noir et pastel blanc. J'ai peint à l'acrylique et remis du pastel et du crayon ensuite.

L'ensemble de la peinture était moyen, j'ai raté la partie gauche de la photo. J'ai voulu tenter l'éblouissement du soleil sur le rebord du bateau. Laisses tomber c'est archi dur. 


Donc j'ai sauvegardé ce qui se tenait et ressemblait à quelque chose.



Les touches de fuschia sont bien, je trouve, et c'est marrant car je n'ai vu cette couleur, pourtant bien présente dans les bandes du fond,  qu'après avoir fini.

 Je l'ai alors valorisée, par touches, au pastel.

Pendant qu'on peint on ne voit pas ce qu'on fait, on est ailleurs.






J'aime toujours mettre du bleu sur les chats. Pourquoi les chats bleus n'existent pas en réalité ? Je me le demande. C'est une couleur pour eux.

En ce moment les bleu-vert-jaune me tentent. Il se trouve qu'en acrylique j'aime mon bleu et mon jaune. On peut les marier de mille façons.


J'ai ce fond à travailler. J'avais devant moi une magnifique carte postale de Vincent Van Gogh.



a suivre ?...




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4 nov. 2012

Des bonshommes ? et un rajout du lundi

Y'a un truc que j'ai envie de faire c'est peindre sans me préoccuper de " à quoi ça ressemble ?" et en ce moment j'aimerais essayer de faire des visages comme ça vient, je ne sais pas faire de beaux visages bien comme il faut proportionnés et tout.
Non, des bonshommes et des bonnes femmes comme des enfants. Comme ça vient. Ca m'éclate quand je vois ça chez des peintres, comme chez Croukougnouche, par ex ( qui sait très bien elle, faire des visages " comme il faut" !), qui emplit ses toiles de mondes flottants imaginaires pleins de personnages. J'aime ça.

Tout à l'heure, après avoir bazardé de la gouache sur une pleine page de cahier, en fond, hop, je me suis lancée.


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Yarrkk !

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Très jouissif à faire. Et j'avoue que l'idée de paysage/ du fond / traversant les visages ou les corps, me plait. je l'ai déjà tenté auparavant. A suivre.
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Le lendemain matin......je me dis que cette pauvre demoiselle, celle à droite, mérite mieux.
Je recouvre son visage, raté hier, avec le pigment vert olive ( + huile de lin) et Zou, du pastel, du grattage par ci par là....la voilà en vie.



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2 nov. 2012

Chat perché et farceur

J'avais fait un croquis rapide de-fin-de-palette d'un chat grec perché.
Je voulais le redessiner et je cherchais le modèle.

C'était quoi ce modèle ? 
D'ordinaire quand je croque en fin de séance chez moi je prends ce qui me tombe sous les yeux ou bien j'improvise.
Je n'avais pas improvisé ce chat grec, j'avais zieuté une photo. Etait-ce dans le vieux répertoire dépiché où les peintures de chats sont belles et où j'ai déjà croqué ? Je regarde dedans. Non.

Une carte postale ? Je doute. Aucune amie n'est allée en Grèce. Bon, mais on peut m'avoir envoyé....Non. Je fouille tout de même dans le tas de courriers et autres cartes jolies. Non.
Je fouille et refouille et ça commence à me monter par  le nez.

Je destroye mon bureau, je soulève, je vitupère, je cherche. Non.

Bon, ce n'est pas une carte ni une peinture, ce chat c'était une photo dans un magazine de voyages. J'ai plusieurs catalogues. Je les épluche tous. Je m'arrache les yeux. Je m'énerve. Bon sang mais ce chat grec il est où !??

Il y a la mer au fond, turquoise, il y a des maisons blanches, de l'ombre, le chat sur un toit. Bon sang !!

Tous les catalogues sont passés en revue. Je me fait aider. Non.

Ce n'est pas possible. J'oublie, je tente de ne plus y penser. Puis je remonte le chercher ce chat. Il faut dire que ça m'est venu en tête ce matin. Après des rêves très agréables où on s'entraidait dans un atelier. Et dès le réveil je voulais refaire ce chat.

Je reste immobile devant la grande table à tréteaux où tout l'essentiel se répartit dans un bordel bien assumé. A droite les matériaux, au milieu des papiers, des pinceaux, de l'eau. A gauche des petits tas de "modèles" dont ce répertoire et le livre zen sur les chats. Je ne bouge pas. Je me calme un peu.

Et devant moi : le chat. Il est tout simplement en 4eme de couverture du répertoire que j'avais consulté plusieurs fois mais sans le retourner totalement. Cette petite peinture était cachée là sans rien dire. Farceuse. Un tout petit carré coloré dans le fond bleu profond cartonné de ce grand carnet, étroit et long.

J'ai eu l'impression qu'il me faisait un clin d'oeil, placide. Genre " moi j'ai pas bougé, j'étais bien là où tu pensais depuis le départ. Fallait juste que ton regard me voit."

Je l'ai, je l'ai !! ai-je crié dans l'escalier.




Voilà pour aujourd'hui. A suivre...
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J'ai fait deux autres croquis avec la fin de la palette. Je vous montrerai plus tard.

Quand j'ai eu fini, je suis allée dans la chambre en face de mon atelier, attirée par la fenêtre. 

Le soleil et ses dernières traces de lumières.








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Le paysage et ses taches de lumières sur les contreforts du Vercors, m'ont laissé une fois de plus sur les fesses ou plutôt en l'air.

C'est presque un déchirement en même temps qu'une jouissance d'être le témoin d'une telle beauté. Je voudrais m'y fondre, la rejoindre, être une zone de lumière bleutée au milieu de milliers de lumières bleutées qui tout doucement mais dans une clarté rebelle vont s'épaissir, ralentir leur souffle, s'endormir contre la mousse des cimes. Sans rien attendre d'autre, sans être autre chose qu'un peu d'air coloré et éphémère.
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Oui, je voudrais.
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