Les p'tits oiseaux et une Miche la seule la vraie

Les p'tits oiseaux c'est vachement bien. Parfois il n'y a plus qu'eux pour pépiller comme ça dehors par tous les temps.

D'ailleurs, ce matin j'ai découvert ce blog
 http://bridgetispainting.blogspot.fr/
et ces peintures de p'tits oiseaux gourmands, j'ai beaucoup aimé.


Ah puis là c'est l'expo des oiseaux c'est encore mieux !
http://bridgetispainting-gallery.blogspot.fr/


Là j'ai une troupe de moineaux qui ont envahi un des deux robiniers, enfin je crois. Ca dure depuis l'été. Une troupe, une troupette, un régiment. Ils ont leurs méthodes, leurs réunions, leurs escarmilles, leurs fantaisies, leurs roucoulades de fin du jour qui sont extrèmement délurées, recherchées et enchanteresques. 

Cherche pas dans le dico "escarmille" ou enchanteresque", mes mots ils ont leur façon aussi, dans le dico ils ne veulent pas rester, c'est trop serré, trop petit, trop reluqué. Mes mots font leur toilette tout seuls, se maquillent, n'existent que pour nous, ici.

L'autre jour un rouge-gorge s'est tapé les cervicales sur la baie vitrée. Bon sang j'ai pourtant mis des tas de décorations qui dévalent de haut en bas suite à de fâcheux accidents de ce genre dès notre arrivée dans la maison, il y a plus d'un an.

Mes déco sont très jolies et bizarres mais en fait ça ne sert à rien. 
Dans mon atelier j'ai aussi des guirlandes-maison le long des vitres mais ça n'a pas empêché un chardonneret de printemps de s'attaquer de front au carreau et il était complètement abruti ensuite et moi je ne savais plus comment m'excuser. Mais ils s'en remettent presque toujours.

C'est d'ailleurs impressionnant. On les voit dans le coma mais debout, juste devant l'arme du crime : baie vitrée de la salle, porte vitrée de la cuisine, fenêtres des chambres. Posés sur leurs pattes, retenant le minimum vital, la petite goutte qui fait tenir le vase, l'oiseau entre en concentration maximale.

Toi pas regarder, pas toucher, pas respirer à côté ni devant. Laisser la bête se remettre sans avoir sous les yeux la deuxième arme du crime : l'humain monstrueux qui avait sans doute posé ce carreau, ce piège sadique rien que pour les faire....

Donc on attend, à chaque fois on attend. Inquiets, fébriles. On palabre, on hypothèse, on décline les éventuelles possibles. On attend et souvent quand tu es inquiet aux larmes et que tu attends ben tu causes. Histoire de lâcher du stress. La petite bêbête, elle, toujours sur ses pattes raides, attend aussi. On attend ensemble mais nous on se cache parce qu'on a bien vu qu'on aggravait le sinistre si elle nous voyait.

Et puis elle bouge. Pouic pouic, on ne sait quel miracle lui permet de sautiller à nouveau puis de s'envoler un peu après. Je crois que ceux là, les cognés, ne reviennent jamais se briser sur nos vitres, je veux le croire.

L'autre jour j'ai osé dire que peut être le rouge-gorge s'en était vite remis parce qu'il n'a rien dans le cerveau sous son crâne de piaf. Il est beau mais y'a peut être même pas un pois chiche là haut ? Tollé général. Je me suis couverte de honte, on m'a prié de monter me calmer sur mon ordi si c'était pour dire des horreurs pareilles.
Bon.

Heureusement qu'ils sont là, c'est tout ce que je voulais dire et derrière cette phrase banale j'en dis, crois-moi.

Tout cela me fait penser à la Miche, cette histoire qu'une unique lectrice et moi on suit, c'est déjà beaucoup. Celle de Pascaline, vendeuse de fromages qui a vraiment vraiment changé de vie, quitté son village suite à un courrier de Pagure un ancien promis, le fiancé le seul, pas revu depuis des décades. Je viens de  te résumer en express dix mois d'histoire. Tu cliques sur "La Miche", en dessous de ce billet, dans les Libellés /mots-clés, tu vas comprendre le reste.

Donc attention, en cette fin octobre La Miche et moi même, puisque j'ai dû intervenir en personne vu que la Miche ne disait plus rien, nous allons revenir. En force.

Tiens il pleut fort et un p'tit oiseau...

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