L'Afrique s'invite

Je n'avais pas d'idée particulière en arrivant à l'atelier sauf que les croquis de lapin bondissant m'avaient bien excitée.

Je fouille dans la grande armoire remplie de livres et magazines. Je ne vois pas d'animaux, je prends un catalogue de voyages. Très beau.

Je m'arrête sur deux photos de maisons en Asie. Une en bambou au bord de l'eau, l'autre style tibétain avec un pont en bois.

Et puis finalement une femme africaine pile son mil devant moi.

Je la croque.  Elle, seule en haut, dans le coin droit de mon cahier.

Cela amuse A. "Tiens pourquoi là ? C'est interessant ! Il faudra lui mettre autre chose, l'associer avec d'autres croquis, un paysage ?"

Je tourne la page, des maison rondes dans un village.




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Je reviens chez moi avec ça. Je n'ai pas coloré la peau de la femme. Je demande conseil à A. car j'ai peur de tout foirer. 
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L'ensemble est fait en une série de gestes rapides, à l'aquarelle. J'ai aussi mis des pigments + colle au premier plan et sur le tronc de l'arbre. 
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J'ai, par contre, bien travaillé la posture de la femme,  au crayon. Essayant de ne pas faire de grossières erreurs. 

A. est venue me dessiner des pieds, pour que j'essaie de caler celui qu'on voit le plus, l'autre est dans l'ombre sur la photo. Brrr les pieds quelle galère !

Aujourd'hui je reprends. J'y ai pensé hier soir, je suis impatiente de colorer cette belle africaine, tant pis, allez zou ! On se jette à l'eau.





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Je suis contente, du moins je n'ai pas gâché mon esquisse. Et elle est très vivante. Je vais laisser comme ça, ne poussons pas la chance trop loin...Mais maintenant que je la vois ici, je crois qu'il faut que je colore plus le pied visible, pas assez foncé par rapport au haut du corps ! Hi hi hi 

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Il y avait un beau bouquet d'automne dans un vase. Pour terminer la séance, j'ai croqué. C'était assez moche. A. m'a montré ce qui clochait.

Je sais pourquoi ça partait dans tous les sens, je n'avais pas travaillé assez le croquis au crayon. Juste à peine au début puis je suis vite passée à l'aquarelle. 

Au bout d'un moment, je ne savais plus ce que je peignais, je ne me repérais plus dans le dédale de feuilles, tiges, etc. J'ai aussi posé des masses de couleurs sans réfléchir, de manière abrupte, sans sens, autour du bouquet.

"Tu peux reprendre au pastel blanc, on peut arriver à refaire quelque chose." me dit A.

Bon, c'est moins laid. Mais la base n'y est pas donc ça reste grossier et pas assez construit. 





Il partira en courrier ce bouquet, vers quelqu'un qui m'aime et savoure chaque rupture dans son quotidien morose.
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Faire plaisir....Quoi de plus doux ?

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