Un top chocolat, vite-fait bien-fait !

Dans ma cuisine, vous le savez, je bidouille. Des fois c'est top, des fois c'est pas top.
Le pas-top, je vais pas vous le vanter, hein ? Enfin, pas aujourd'hui.
Non, je vais vous raconter ma frénésie de chocolat d'hier et qui a donné un gâteau qui s'est fait dévorer illico.

Je suis revenue du boulot à pied, comme d'hab. Faut que je vous dise que j'ai repris un ti job sympa et sur le chemin je traverse deux univers particuliers.

Une cité d'HLM, petite, mais vraiment pas trop marrante. Un jour faudrait que je vous raconte, mais comment prendre des photos sans faire le voyeur ?
Les balcons surchargés, les détritus jetés par la fenêtre, les deux mamies, hier, devant la haute tour, avec un caddie-à-la-zézette ( vous voyez ?)...

L'année dernière un gosse a escaladé cette tour. Venu en mob de son village. C'était la mode d'escalader les immeubles avec ta fiancée de 13 ans en bas qui te prend en photo avec le portable...

J'ai une amie qui avait vu débouler un gentil petit gars, comme ça, sur son balcon.
Elle habite au dernier étage, le 8 eme, et heureusement elle a bossé toute sa vie avec les gosses et sa porte est toujours ouverte. Bon, là c'était sa fenêtre...

"Z'avez pas un verre d'eau M'dame ?" qu'il a dit après avoir enjambé la balustrade.
Sûr qu'elle avait ! Ils ont taillé une bavette et il est descendu par les escaliers...

Mais dans l'autre tour, celle du "quartier" et qui a une vingtaine d'étages, le jeune du village est arrivé de sa cambrousse, comme un touriste, et ne savait pas que les balcons y sont très surchargés et habités par des bêtes pas trop aimables.
Et, pauvre de lui, c'est un molosse qui l'a accueilli au 6 eme étage...et la fin de l'histoire n'est pas drôle.

Tout cela pour te dire que, même si on est très très loin d'une ambiance de banlieue parisienne, j'en vois quelques vertes et des pas mûres. Puis je traverse l'avenue et je passe par la cité de petites maisons, première cité " ouvrière" du département, construite au début du XXeme.
Là, c'est "nains de jardin et croquignolet", même si c'est pas tout rose non plus, non.

M'enfin tu vois, tout ça... en sortant du boulot, ben ça me donne les crocs.
Et hier j'ai eu une frénesie de chocolat.

A peine mes godasses envoyées valdinguer et mes sacs posés...me voilà à casser des oeufs dans la cuisine...Dans un saladier s'entend, on n'est pas que des sauvages....

2 oeufs et 4 C. à Soupe de sucre , battus au batteur à oeufs, bien fort, que ça mousse et double de volume.
J'y ai ensuite ajouté progressivement 3 C. à S. rases de farine légère.

Pendant ce temps j'ai mis du chocolat à fondre. Et comme je faisais les deux choses en même temps, j'ai mis trop d'eau au fond de la casserole...et de là...des idées me sont venues ( mettre de la coco, mettre du nescafé ou genre...).


J'ai ajouté ce mélange de la casserole dans mon saladier et ça a fait une jolie chose mousseuse.
J'avais envie de tenter un moule large pour avoir une épaisseur plutôt style tarte, tu vois ?
Et j'ai saupoudré le dessus de sucre en poudre, une petite croûte de neige....

Tout cela a cuit à feu doux, 15 mns. Quand le dessus a fait "meringue" ( à mon grand étonnement !) j'ai planté un couteau, c'était encore mou, j'ai éteint mon four que ça finisse en douceur, mais il ne faut pas que ça sèche dedans.

Dans la frénesie de chocolat c'est d'un fondant dont tu rêves, n'est ce pas ?


Résultat des courses : Un délice !

Le truc que tu as en tête, fait en un quart d'heure et qui ne te déçoit pas.

Hum... de la cuisine thérapeutique ?