1 mars 2015

Ecrire à celle qui était morte

Il m'est arrivé une drôle d'histoire. J'ai écrit à une morte.
Mère d'une amie d'enfance. Je ne côtoie plus l'amie, mais je suis restée en lien avec ses parents, surtout depuis vingt ans, depuis que j'avais habité Lyon comme eux.
Personne ne le savait parmi de "vieux amis" au courant de son décès à l'automne 2014. Personne n'a pensé à me prévenir. J'ai alors réalisé combien ils n'étaient plus des amis, combien ils ne connaissent rien de ma vie et réciproquement.

Ce décès a provoqué un séisme salvateur en moi. Sur cette amitié sans contenu que ce décès a éclairé en ricochet, une faille, une coupure ouverte enfin définitive. Cécile, avec laquelle je parlais longuement au téléphone et qui aurait eu 80 ans en janvier 2015, Cécile était partie, d'un coup, dans son jardin.

Je venais de lui envoyer, à elle et à son mari, cette carte.




C'est la première fois que cela m'arrive d'écrire à un défunt. De recevoir en retour un appel d'une de ses filles ....

Comme quoi le courrier continue d'être un messager, quelque soient les nouvelles qu'on croyait engendrer. Les échos qu'on reçoit en disent plus long que ce que le courrier portait.
C'est le retour vers soi, vers l'expéditeur, qui est le plus important et le plus difficile, comme pour les voyages.

Oui, je continuerai d'envoyer, mais plus à ceux, vivants pourtant, qui ne répondent plus.
Je n'attends plus rien d'eux et j'en suis ragaillardie.




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Merci à ceux qui sont là.

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17 févr. 2015

Exercice en bouquets

Une histoire de transformation et d'exercice à n'en plus finir !

Voyez donc ...


Sur un petit carton
Une envie de sobriété grise



Et puis c'était terne alors j'ai lâché des couleurs et sorti l'huile blanche et là j'avoue on a atteint un sommet.



Mais le lendemain, au séchage les couleurs avaient pâli , aucune lumière
A cause de mes mélanges pas conformes entre encres et huile.
"Spapossible" sur le moyen terme...

Donc on est parti vers d'autres rivages






Puis je voulais retrouver le rose en bas mais ça n'a pas marché, je n'ai pas été disciplinée.
Je m'amuse hein, faut pas s'énerver.

Depuis j'ai tout recouvert et un chat de bande dessinée s'est installé !

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13 févr. 2015

OUFFF !!!

Suite de mon article d'hier où je vous montrais des horreurs

Ce matin j'ai tout repris en retournant-bas en haut- pour la nième fois la planche qui subit mes assauts.
J'ai abandonné la gouache merdique que j'essayais d'utiliser sur ce support.
J'ai remis ce merveilleux papier de soie from London.
Acrylique, pigments, huile blanche.

Pourquoi faire moche quand on peut faire et refaire ce qu'on sait faire et s'y exercer ?
Donc, vase et fleurs.

yéééé

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J'ai un faible pour la partie basse à gauche que j'ai prise en photo sans compter...héhé














Moralité : une fois, deux fois, trois fois, pourquoi pas !




12 févr. 2015

Echec en stock et faut quand même que je m'achète des couleurs...

C'est l'histoire d'une grande planche sur laquelle je m'exerce.
D'un côté il y a le premier tableau de ma vie sur ce format. Je n'en suis pas mécontente. je le garde.
De l'autre il y avait un genre de paysage d'arbres plein d'orangés et de roses. Sans plus.

L'idée m'est venue de le recouvrir et de tenter autre chose, au pif, sans modèle.

Cela m'a pris 24h. Et finalement j'ai bien foiré le truc.
Y'a eu un moment où certaines parties, en haut, à droite, me plaisaient bien.
J'ai utilisé du papier de soie collé.
Oui y'avait des bribes nouvelles.

Mais ailleurs ça stagnait puis carrément ça ne disait rien. Puis carrément j'ai remis du blanc là où il ne fallait plus en mettre. Puis franchement, y'avait des couleurs qui ne résonnaient plus, ces marrons qui avaient été chauds étaient ternes, idem pour le violet.
J'ai crapouté. Bidouillé sans cohésion finale, dans l'impatience.

J'étais aussi coincée car je n'ai plus de peinture correcte. Mes acryliques sont en fin de vie, je fonctionne avec de la gouache en bouteille de mauvaise qualité. A l'huile je n'ai qu'un grand tube de blanc, que j'ai utilisé. Il me sauve parfois de la déroute mais là....trop de déroute !
Les pigments ont aussi essayé de relever le défi mais bon.

Mon truc ne tenait pas debout.

J'ai finalement dessiné un oiseau pour rigoler au lieu de laisser le moche tout nu.

J'y pense seulement maintenant, moi qui aime faire des vases et des fleurs, pourquoi n'ai je pas essayé de partir là dessus quand tout allait à vau l'eau ?

La prochaine fois...














BEURK.

Je vais acheter un pot de blanc et recouvrir tout cela. Puis avec de la peinture digne de ce nom, on tentera un bouquet géant ?