20 janv. 2016

bricolages et art !

Quelques photos de l'atelier du mardi

Mais que font-ils ? On peut se le demander !!




Après avoir vu un film sur Picabia nous essayons de créer un tableau sur bois avec des objets en métal, si possible....

Pour ma part, je tente de me débattre avec de vieilles clés qui n'ouvrent plus rien ni personne mais qui sont dans mon coeur.
Il fallait transformer... C'est en cours.


Les enfants font aussi des merveilles


Et au courrier ?
Ceci...





.


14 janv. 2016

L'atelier et les courriers

L'atelier d'arts plastiques continue de me plaire, de m'obliger à découvrir.
Je panique moins devant des thèmes qui me sont étrangers. Je laisse faire, venir, je m'observe, presque...

On a travaillé sur du papier transparent et j'ai beaucoup aimé.
L'idée était de faire du Mondrian au feutre sur la feuille transparente puis d'y coller un personnage, en morceaux découpés et coloriés, dans un style F.Léger.
(L'ensemble de l'exercice s'inspire d'un tableau de cet artiste.)

Le tout donne un effet vitrail recto-verso



Je n'ai pas fini. L'encadrement est en cours et je poursuis les lignes et carrés sur le cadre blanc.
Toutes les productions du groupe vont être surprenantes et belles.

Rentrée chez moi j'ai tenté l'inverse. Mondrian sur papier et personnage en transparence. Mais j'ai pris du papier bulle, C'était assez folklo. Cela a donné un truc qui se révélait dans l'obscurité plus que dans la lumière.





Hum j'aurais dû laisser la dominante orange rouge au lieu de repasser du noir !


Puis j'ai refait un essai sur transparent.


Mes feutres sont un peu vieux et cela donne du pastel
Mais c'est pas mal.



Une nouvelle copine qui garde maintenant l'entrée de l'atelier
En toute discrétion transparente...







A part ça ?

Quelques cartes envoyées. Mais ma maladie continue. Je ne supporte pas qu'on ne dise rien en écho. J'ai besoin de savoir si c'est arrivé.

Je me suis pris un gros bide avec un ami papa célibataire. J'ai passé des heures à confectionner une carte pour ses deux petites fillettes, ainsi qu'une guirlande où j'ai choisi méticuleusement chaque image collée, dont des dessins personnels.

Je n'ai jamais su si c'était arrivé ( pour Noël).

J'ai dû, une fois encore, demander. Cela m'est pénible.
Réponse :
 "Oh mais oui, oh j'avais la tête ailleurs, excuses moi"
Beurk.
C'est pour moi une simple question, a minima, de politesse.
Rien pour moi n'est un dû naturel.
Tu m'envoies un courrier ? C'est un cadeau, rien que l'enveloppe avec le timbre que tu as mis et mon adresse que tu as bien voulu et aimé écrire à la main. C'est inestimable.
Remercier est pour moi une telle évidence, sincère, une civilité de base, déjà. Que l'envoi te plaise ou pas, tu mets un mot à l'expéditeur pour lui dire que tu as reçu.

Bon, on est très peu nombreux à le faire. C'est inexplicable pour moi.
Je suis surement un gnome dans sa grotte.
Je n'ai pas de tel mobile, on ne peut pas me textoter en faisant trois choses en même temps.
Je suis d'un autre temps.




J'élimine ainsi progressivement ceux qui sont muets. Leur boîte le sera.

Je veux donc te remercier, toi, qui sait faire signe quand je t'envoie quelque chose.
Tu le sais, je n'attends rien en retour, poster un truc me rend gaie, c'est tout.
Merci pour ton accueil et ta bienveillance.

Je dois trouver des activités où l'on crée des courriers.
C'est désormais un de mes objectifs.

.


7 janv. 2016

Les dernières cartes de voeux ?

Grosse production de cartes de voeux cette année.
C'était fort agréable.
Voici les derniers nés entre Noël et les premiers jours de janvier.




















J'espère qu'elles auront fait des heureux !

.

16 déc. 2015

Epuisée ! ( elle m'a eue)

Je ne sais pas ce qui m'a pris il y a un bon mois de cela, à l'atelier Terre d'Ana, j'ai décrété que j'allais faire un visage.

J'ai bien vu que la potière était inquiète. Mais je ne voulais rien faire d'autre. Une sculpture, un visage, pas trop grand mais quand même pas une miniature ( j'aurais dû !).

Me voilà donc avec un beau morceau d'argile rouge.
Et bien, alors, on commence par quoi ?

Et bien on essaie de se figurer un crâne, par exemple, des proportions. Et on commence à comprendre que ça va pas être facile.

Mais passionnant. Une folie ! Je n'ai rien fait d'aussi difficile et nouveau depuis..depuis..peut être depuis 2000 et mon Master de Recherche.

J'avais des visages en tête. Je peux dessiner grosso modo un visage et surtout avec modèle. Je revenais du Musée Rodin où j'avais fait des croquis de statues. Certes.

Je me suis lancée, comme d'hab, confiante et illuminée. Il doit y avoir des moments où j'ai la foi. Laquelle, je ne sais, mais je crois aux miracles, je pense pouvoir les faire.

Quelle découverte !
On entre dans la tri dimension, cela n'a plus rien à voir avec la peinture. Chaque geste porte à conséquence, surtout sur un visage et je voulais un visage plutôt féminin.
Je n'avais jamais fait cela. Je sais maintenant que je suis partie avec pas assez de terre pour créer une tête humaine. Il en faut beaucoup, beaucoup.
Je suis allée hier acheter 12 kgs d'argile et oui, là j'ai pu mieux construire et peaufiner.

Je me souviens de la première séance ou mon truc ressemblait à un boudha, puis à un singe avec chignon. J'avais penché la tête vers le bas et cela avait changé tout l'aspect du menton. Ah oui, qu'il y-a-t-il sous le menton ? C'est droit ? C'est penché ? Sur quel volume, quelle longueur ?
Découverte, découverte...








Agnès m'a envoyé une vidéo des bases. Un visage sculpté, filmé au fur et à mesure. Cela m'a beaucoup aidé. Je me passais la vidéo en boucle tandis que je façonnais la chose.







Oui, je n'ai jamais fait avec mes mains un truc aussi difficile et aussi surprenant. La terre commande. Et c'est au millimètre près.
La sculpture d'un visage ( comme d'un corps !) c'est de l'architecture du corps, des proportions qui tuent, des millimètres de matière qui changent tout. C'est avoir les bases techniques.

Quel est le volume d'un crâne ? Comment un front est-il ? Bombé ou pas ?
Où sont les courbes, les cambrures, les creux, qu'y-a-t-il sous le nez ? Où sont les étirements, les lisses, les petites bosses ? Une lèvre c'est plat ou pas ?











Puis quand la chose a forme humaine, il ne faut plus toucher à certaines parties. C'est trop tard pour bien des détails et si un oeil est plus bas que l'autre et si le masculin frôle le féminin, c'est trop tard pour cette pièce là. La sculpture est l'art suprême du détail et des bases du dessin. Alors quand on débute...Ouh la la !










Le visage me regarde et ce matin je la caresse, je la prends dans mes mains, je l'entoure et j'ai envie de pleurer pendant les quatre heures de travail.

Je l'ai alourdie, je ne peux plus la tourner, la bouger, en gros je ne peux plus bien la travailler. Il faut terminer grossièrement les cheveux. Je la porte, la tête part en avant, elle doit faire 10 kgs !! Le cou se casse. Je répare.
Ouh la la. Vite je la pose à sa place dans la pièce fraîche et je ne la recouvre plus pour pouvoir la retravailler plus tard.
 Je la laisse libre, dégagée et visible. Je pourrai encore lisser un peu, c'est tout, même s'il y a beaucoup à faire.





 Je ne peux plus bien penser. Je suis totalement épuisée.
Qu'est ce qui s'est passé ?
Pourquoi m'étais-je lancée dans un truc de fou ? Va-t-elle s'alléger ( je ne peux plus la déplacer ni la bouger, je l'ai calée un peu derrière en espérant que le cou tienne) ? Va-t-elle se casser ? Combien de temps de séchage ? Des mois ? Des semaines ?

Le volume de ma sculpture demande maintenant du matériel approprié, je ne peux plus la travailler juste sur mon bureau, posée sur une planche. Au fil de la matinée j'ai senti la masse faire sa loi, l'apesanteur peser et la statue devenir lourde, me prendre de court, m'obliger à terminer dans la foulée comme je pouvais.





La sculpture c'est de la matière, du matériau, et une physique imparable dicte des règles, il y a de la mécanique des masses. Je revois les ébauches immenses au Musée Rodin, les poulies et les câbles, les aménagements de Titan pour assembler et bouger les parties d'un ensemble.

Oui, j'ai aimé, passionnément, mais je serai heureuse et soulagée de retourner à mes petites créations ensuite ! Elle m'a eue, je suis dépassée. Une chose est sûre : je serai dorénavant encore plus admirative - ou différemment - devant les sculptures des artistes !