17 mai 2015

Transformations de nuit et de jour

Hier soir à la lumière tombante je me suis lancée dans un visage.
A un moment j'ai réalisé que je travaillais dans une telle pénombre que je ne savais plus ce que je faisais.

J'ai arrêté, péniblement, allumant la lumière et rajoutant quelques traits de pinceaux, avec l'impression de laisser cette femme dans un berceau.

Reprises variées ce matin et amusements.

Chacun pourra décider de celle qu'il préfère au fil des étapes.
On a le droit d'en aimer plusieurs.

Je m'imagine des vies, des époques différentes
Le premier jet un peu rétro, années 1940-50, par ex














On coupe en haut on coupe en bas








A la fin, un personnage de bande dessinée, un peu androgyne et moins intéressant.

C'est fait avec une gouache de basse qualité que j'essaie de recycler. Je la laisse sécher dans des pots pour la rendre plus épaisse. Au moins je n'ai pas à l'économiser, je patouille à ma guise.

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5 mai 2015

Des riens, merci


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Je rentre du travail, je suis un peu énervée pour pas grand chose

Je prends un crayon
Je dessine des fleurs et un oiseau
Je sors les vieux tubes d'aquarelle
La gouache rouge est dans un pot ouvert pour sécher c'est exprès
Puis sur une feuille je vais de ci de là

Des riens, merci, qui apaisent.

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3 mai 2015

Variations dominicales

Ouh la la
Dès 8h du mat quelque chose devait se passer



Vers 14h ce n'était pas plus brillant
Il faut bien dire que le dimanche est une journée bizarre


Je vous rassure rien de tout cela n'est resté intact.
Coupé, déchiré en petits bouts, retourné, aplati, renversé, crapouté encore

Un tigre est passé dans mon moteur, pourtant.



Puis, dernier espoir, un assemblage de rescapés


Et de là, de ci de là, de haut puis bas de droite en gauche






Pour l'instant on s'en tire sain et sauf
Ce qui est un exploit pour un dimanche

Surtout le dimanche après-midi, non ?


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25 avr. 2015

Faite

Fée d'un jour
Fée d'une main
Fée peut être et peut être rien demain
Alors profitons-en contentons-nous, ravissons le contentement
Noir un jour jour tout blanc
Ce qui est fée n'est pas à refaire
Bien ou bien refaisons autrement
Sans éclairer les mystères
Fée qui regarde le soir qui se cache et ne sait que faire entre deux armoires entrouvertes entre deux rideaux d'un côté ou de l'autre
La lumière tourne toujours autour
Ne se laisse pas photografée
Et "Encre", s'il fallait l'appeler, un prénom lui donner.
Elle est faite pour s'effacer.







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Demain, peut être.


22 avr. 2015

Envoyé bien plus loin que ça

Dans vos boîtes





Que dire, je ne sais pas.
Je me suis un peu battue sur cet oiseau là.
Partie d'une idée de collages, j'ai débattu en route avec toutes les idées qui me venaient.
J'aurais dû faire trois cartes avec trois bonnes idées cueillies au vol.

On a failli terminer dans la bouillie
Mais il en restait quelque chose et j'avais très envie de lui envoyer, même si le quelque chose était un peu incertain.


J'aime bien les petits formats.
Je découpe parfois dans des peintures de longs rectangles.
Ils ont plusieurs vies.
Un jour, au moment X d'un temps Y, ils s'envolent vers toi



Quelque chose dans le dessin n'est pas précis et m'a plu. Enchevêtrement où l'on est pas sûr de ce que l'on voit ? C'est venu sans réfléchir.

Je suis restée marquée par des toiles d'animaux de Marc Franz ( fondateur du Blaue Reiter avec Kandinsky) que j'ai découvert il y a deux ans. Couleurs et animaux s'y mêlent, se fondent, dans une puissante sensualité qui me renverse.

Tiens je vous mets un de ses tableaux qu'on voit dans le lien ci dessus



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Ce papier, issu de collages de peintures, je l'ai fait en pensant aux tissus africains.


Les gens, sans doute, ne savent pas le temps et les pensées qui nous harponnent et nous happent,  en peignant pour eux.



Cette carte m'a donné du fil à tordre.

J'y ai mélangé de l'encre, de l'acrylique, du pastel, je crois.

On a frôlé le moche. Parfois le moche est à deux doigts du meilleur quand on est novice et qu'on traficote avec des petits pois dans la tête. Sans bases solides, sans expérience. Chaque création est un apprentissage pur et solitaire.




Il y avait tant de bataille que le papier ressemblait à du tissu et ce n'était pas pour déplaire.





Le vase, les fleurs refaites des dizaines de fois. Couches sur couches et ne plus rien entrevoir.

Le fond où mes pensées partaient vers Matisse et d'autres beautés. On peint avec de nombreux tableaux dans le cerveau, les flashs qu'on a eus en les voyant pour la première fois. Comme ces peintures de Berthe Morisot où toujours au travers de la fenêtre une autre toile s'ouvre dans une profonde volupté douce.




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Est-ce que je progresse ? Je n'en sais vraiment rien.




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