25 avr. 2015

Faite

Fée d'un jour
Fée d'une main
Fée peut être et peut être rien demain
Alors profitons-en contentons-nous, ravissons le contentement
Noir un jour jour tout blanc
Ce qui est fée n'est pas à refaire
Bien ou bien refaisons autrement
Sans éclairer les mystères
Fée qui regarde le soir qui se cache et ne sait que faire entre deux armoires entrouvertes entre deux rideaux d'un côté ou de l'autre
La lumière tourne toujours autour
Ne se laisse pas photografée
Et "Encre", s'il fallait l'appeler, un prénom lui donner.
Elle est faite pour s'effacer.







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Demain, peut être.


22 avr. 2015

Envoyé bien plus loin que ça

Dans vos boîtes





Que dire, je ne sais pas.
Je me suis un peu battue sur cet oiseau là.
Partie d'une idée de collages, j'ai débattu en route avec toutes les idées qui me venaient.
J'aurais dû faire trois cartes avec trois bonnes idées cueillies au vol.

On a failli terminer dans la bouillie
Mais il en restait quelque chose et j'avais très envie de lui envoyer, même si le quelque chose était un peu incertain.


J'aime bien les petits formats.
Je découpe parfois dans des peintures de longs rectangles.
Ils ont plusieurs vies.
Un jour, au moment X d'un temps Y, ils s'envolent vers toi



Quelque chose dans le dessin n'est pas précis et m'a plu. Enchevêtrement où l'on est pas sûr de ce que l'on voit ? C'est venu sans réfléchir.

Je suis restée marquée par des toiles d'animaux de Marc Franz ( fondateur du Blaue Reiter avec Kandinsky) que j'ai découvert il y a deux ans. Couleurs et animaux s'y mêlent, se fondent, dans une puissante sensualité qui me renverse.

Tiens je vous mets un de ses tableaux qu'on voit dans le lien ci dessus



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Ce papier, issu de collages de peintures, je l'ai fait en pensant aux tissus africains.


Les gens, sans doute, ne savent pas le temps et les pensées qui nous harponnent et nous happent,  en peignant pour eux.



Cette carte m'a donné du fil à tordre.

J'y ai mélangé de l'encre, de l'acrylique, du pastel, je crois.

On a frôlé le moche. Parfois le moche est à deux doigts du meilleur quand on est novice et qu'on traficote avec des petits pois dans la tête. Sans bases solides, sans expérience. Chaque création est un apprentissage pur et solitaire.




Il y avait tant de bataille que le papier ressemblait à du tissu et ce n'était pas pour déplaire.





Le vase, les fleurs refaites des dizaines de fois. Couches sur couches et ne plus rien entrevoir.

Le fond où mes pensées partaient vers Matisse et d'autres beautés. On peint avec de nombreux tableaux dans le cerveau, les flashs qu'on a eus en les voyant pour la première fois. Comme ces peintures de Berthe Morisot où toujours au travers de la fenêtre une autre toile s'ouvre dans une profonde volupté douce.




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Est-ce que je progresse ? Je n'en sais vraiment rien.




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3 avr. 2015

Avril entre deux. L'avant et maintenant.

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Avril
Non mais comment dire.
Oui après le creux on creuse mieux


Oui cette peinture est curieuse mais quelque chose m'y plait ou m'y titille.




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Une carte vite faite mais avec toujours cette envie et en la faisant je suis déjà la petite souris

1. Dans la boîte de je sais qui je tombe et attends. Je dors
2. Le voisin de la vieille dame passe prendre le courrier, ou bien l'aide familiale si on est mardi ou jeudi
3. La petite souris entre dans l'appartement et est prise dans ses bras
4. Des yeux se posent sur moi. De la chaleur dans nos vies.
5. On me dépose gentiment sur une commode ou un buffet long, dans la salle ou le salon.
6. La petite souris ira plus tard dormir dans un tiroir au milieu de plein de petites souris arrivées par courrier aussi depuis de nombreuses années.



Un gratouillis de pastel et acrylique pour finir une palette.
Je crois que je n'aime pas tellement les pinceaux, Ou certains pinceaux mous, qui lissent mais n'impriment pas de marques. J'ai pris le grand long comme une baguette, carré et tout dur, comme une brosse douce. J'ai bien aimé.





Les moches moments de mars, ce mois interminable, s'effacent, ont marqué et ont fait travailler le magma premier.
Restent des nuits difficiles après le boulot, des soirs qui ne veulent pas s'apaiser dans la nuit. Et des petits matins qui soudain endorment alors qu'il faut se lever.

C'est le temps des départs. Au boulot les licenciés transmettent, à ceux qui restent et n'ont pas les compétences. Rangent et trient et recevront des cadeaux et des marques d'affection. Se reverra-t-on ? rien n'est sûr. Passer le miroir entre la relation professionnelle et la relation privée entre nos murs, rien n'est sûr.

Rien n'est sûr.


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21 mars 2015

L'embellie

C'est peut être une des choses que m'a appris la peinture depuis trois ans : on peut refaire et refaire et tout embellir. On peut recommencer autant qu'on le souhaite, tout essayer, et le fait d'être apprenti amateur sans enjeu autre que personnel, ouvre toutes les audaces.

 Je suis toujours étonnée quand je vois que des apprentis comme moi se brident, s'empêchent, ont des peurs. Mais en fait, non, bien sûr, je ne suis pas étonnée puisque c'est l'extraordinaire de cet art : nous y sommes transparents. Nos peurs et nos limites s'affichent. Mais on peut les repousser, les traverser.

J'ai repris une peinture de la semaine dernière qui ne me plaisait pas.
Ce matin, tout en bidouillant, je me disais que la peinture offre plus de folie créative que l'écriture. On y est plus libre, les matériaux sont sans fin, on peut jouer, essayer, transformer beaucoup plus que ce qu'on peut tenter sur un texte. Le texte reste tributaire des mots. La peinture utilise mille langues vivantes, on les invente même sans le savoir.

 La peinture touche encore plus à l'inconscient. Le corps est très impliqué, la circulation entre corps et esprit est intense. Je dis des évidences mais je l'ai juste encore ressenti ce matin.

J'ai donc commencé par de l'huile blanche. Tourné la feuille dans tous les sens. Partie sur une idée de paysage fantasque, je suis revenue vers un visage, à coup d'huile, encre sépia et pastels trempés dans l'huile de lin,
J'aurais aimé esquisser un corps mais je ne suis pas assez bonne en dessin pour le moment. Les traits ne s'assemblent pas bien pour créer des formes humaines. C'est un projet, je dois d'abord travailler le dessin.

Ainsi, donc....la transformation

La base, moche



La suite....




Rajout de pointes d'huile blanche à la fin















Un jour, quand je serai grande, je veux arriver à mêler abstrait, juste à la limite, et figuratif. Qu'il faille s'approcher et se laisser emmener pour distinguer, peut être, un corps, un animal, un visage, Mais que rien ne soit évident du premier regard.

Un jour, plus tard. Mais souvent, dans mes essais et bidouilleries, c'est ce Graal qui est dans ma tête.
Cela et bien d'autres choses...
Comme...beaucoup moins de couleurs.
Comme une harmonie Noir/blanc.
Comme de la matière beaucoup plus brute, des toiles épaisses.
Comme des paysages pas du tout figuratifs, signifiés par des masses de couleurs ( et pour cela je dois travailler les perspectives et être capable, déjà, de peindre un "simple paysage" !).

Comme, comme...en bref, j'en ai pour cent ans d'apprentissage. Ô Joie !
Bientôt au chômage, je vais me remettre en quête d'un atelier-cours pas trop loin.


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15 mars 2015

Mars en deux jours




















Les choses arrivent comme ça. Un mélange de point nommé et d'i sur les points.
Mars se déplie et je retire les arêtes chaque jour. Se déplier lisser le futur à sa façon.
Mais les choses arrivent comme ça, sans hasard, un hasard déguisé, bien fait, timing aux petits soins.
Même l'inattendu. cul par dessus tête, retombe sur ses pieds.

C'est ce que pensait la demoiselle, fondue dans la nature, une évanouie.

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