Dehors enfin !

Enfin une balade où je n'ai pas les doigts congelés au bout de deux photos !
Je voulais la neige haute et ensoleillée mais... pas de soleil !!  Du gris... Alors je me suis dit :
"Cesses d'attendre ce qui est loin et ne vient pas. Retournes dans tes chemins complices, là, tout près."

Et je n'ai pas été déçue.

 Bien sûr qu'elles m'attendaient, toujours fidèles et proches, les petites routes des collines...

Quand je marche seule dans la nature, j'écoute, j'observe, je me livre à ce qui m'entoure.
Il y a toujours un moment où quelque chose se produit, un son, un chant, un brin d'herbe, une lumière, qui sourit et me dit pourquoi je suis venue. C'est le moment où mon coeur s'ouvre et respire et redevient moi.

Cette fois ce fut l'Arbre au bord de la route.
Auprès de lui je suis restée longtemps, accroupie, les joues dans sa mousse.
Il y avait là tout un monde, toute une histoire.
Car c'est vrai, ça, comment va ton hiver, Arbre ?

Sur ses jambes des volumes et des tatouages...

Je les ai caressées ses mousses,
douces et rugueuses par endroits.
Mouillées et fraîches.
"Humide est mon hiver"
m'a t'il dit.
"Tu vois mes pieds sont dans la terre boueuse,
la neige a fondu,
je fais des réserves."

Me voilà rassurée : quand le printemps sera décidé,
il aura de quoi s'abreuver...


Cet arbre...En lui ces petites choses cachées, à l'abri. 
Ces jolies petites choses de la vie qui se posent,
font des pauses définitives ou attendent leur tour.

  
En creux, en bosses
Des merveilles
Et le temps ralentit.


Je suis venue une première fois
puis revenue
le toucher encore
et lui dire ma joie.

"Vous êtes beaux 
les arbres, 
vous êtes beaux !"

Leur ai-je clamé à tous.
Oui, des fois on me croit folle et j'aime cela.

Plus loin au bord de la route, les derniers flocons s'amusaient.
 

Plus haut, sur la petite crête, des feuilles bercées par un air léger

 
Des fées pâles qui dansaient à plusieurs.


Juste un souffle d'air dans leurs jupons.
Leurs lignes de vie buissonnière au gré des saisons.