Les cartes qu'on garde



Des travaux chez moi m'ont obligé à dépouiller un mur de sa mosaïque de cartes postales. Pas toutes passées par la poste, d'ailleurs, certaines ramenées en trophée, comme des photos.




Mon chat adore que j'étale des paperasses au sol


Et moi je regarde ces instantanés de vie, d'autres mondes possibles. Je ne suis pas allée dans tous ces lieux, pas tout à fait.
Mais ils ont le goût de la nostalgie, ils évoquent des souvenirs puissants. Ils chantent, ils appellent.





La Corse, la Bretagne. Je les mets au même niveau, au Top du niveau.
La mer normande, celle de l'adolescence et des amis. Tant de beaux jours. Les falaises qui plongent dans la mer. Les gris, les bleus, les ocres de la terre qui tombe dans l'eau, d'en haut.
Montréal sous toutes les saisons mais que je ne connais qu'en été et automne. Il faudra donc...
San Francisco, ta ville, Maya, grâce à toi je l'ai découverte. Et quelle ville ! Et ses côtes, le "Pacifique" si mal nommé, comme dit Madame Groult ! Car il enrage, il fouette, il décoiffe. Là-bas, il m'a épatée.
Les groupes ethniques de Thaïlande. Pour ne jamais oublier à quel point des personnes vivent tellement autrement que nous. Je veux toujours les avoir sous les yeux.
Vanuatu et l'autre Pacifique d'une autre amie, pacifique et chaud ce sud là. Des échelles de bambous fabriquées pour s'y jeter, le saut à l'élastique en ses origines ! J'ai aussi la Tasmanie d'Allison, mon australienne. De ces îles incroyables, peut-on rêver plus au bout du monde ? Perdue de vue, perdue d'écriture cette A. là. Pourtant quelle femme !! Trop loin ?



Est-ce qu'on a tous chez nous un puzzle de bouts du Monde ?
J'ai une vraie affection pour les images. Je rêve en les voyant, je me projette dedans, je sors de chez moi, je suis une autre. 
Est-ce qu'on aime ça ?



Le chat avec ses pattes fait son choix, comme on laisse voguer son doigt sur une carte ouverte.