Dans le bus parisien, tous mes Paris

Je ne séjourne plus à Paris en ce moment.
J'y passe d'une gare à l'autre, en bus, et je mitraille au travers des vitres sales.
Je vous pose là des photos "sur le vif " qui me parlent du Paris qui toujours me confie quelque chose, qui remonte en moi ses immenses souvenirs, sa présence ultime.



Cette ville est celle de "tout à la fois", pour moi.
L'enfance en visite chez les grands-parents. Leur immeuble en pierres du début XXeme.
Un conte de fées dès l'ascenceur en bois et vitres avec sa cage de fer forgé.
Le long couloir en zig-zag vers la cuisine d'où la porte, la deuxième porte de "sortie", menait vers l'escalier en bois puis là-haut vers la "chambre de bonne".
L'odeur du métro que j'adorais, celui avec ses banquettes en bois bien dures, et qui mènerait vers des parcs, des musées, puis des chocolats fins achetés chez la "Marquise de Sévigné". !!?
Princesse, royale, comment ne pas te sentir autrement ? Les yeux tout ronds, complétement.
D'abord serrant la main de mes parents puis enfin sortant seule, libre de découvrir, me perdre, m'éblouir comme je le voulais.
Le Paris-adulte fut, bien sûr, bien d'autres choses ! Paris est une ville où l'on peut marcher des heures avec un plaisir grandissant. J'ai eu un collègue sri-lankais qui connaissait toutes les villes d'Europe, y avait travaillé et séjourné suffisamment pour pouvoir me dire que, Oui, Seule cette ville lui avait apporté le bonheur absolu du marcheur curieux de tout, ouvert sur le monde.
Bon, je ne vous parle pas du Paris-métro-boulot qui est un Paris difficile à vivre, je trouve. Sauf si tu as une bonne bonne paye. Sinon...Non. Fini pour moi, non merci.
Le Paris de rêve c'est celui du touriste amoureux, de toi les yeux ouverts, sans notion de temps. Quand tu prends ce qui passe. Le Paris printemps, le Paris du 15 août, le Paris-passants qui marche à ton pas et le Paris avec ton amour, bien sûr.

Et moi, ce que je préfère c'est le Paris-cafés. Tu me trouveras partout, dans les petits troquets de quartier, dans les brasseries anciennes, sur les terrasses par tous les temps. Le nez au vent, l'âme envolée.


En chemin, à travers la vitre, Paris d'émotions, drôle et triste, coquace et profond...

 Entre-deux, entre-moi, et tout à fait chez moi.

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