D'hier à aujourd'hui.

Que dire. Hier j'ai pensé tout changer.
J'ai pensé quand on change tout. Sur une impulsion, sur un coup de tête, parce que sinon on ne change pas grand chose, avoues.

Non on le fait comme on plonge l'âme la première ou rien du tout.
C'est douloureux autant que cela soigne, c'est une façon de renverser la table.

Changer de maison, battre campagne, oser dire à l'amour que rien n'est simple, zig zaguer, se retrouver seul. Changer de visage et de ton. Prendre une nouvelle température. Entre violent être con. Etre sauvage être beau être à l'envers, tout retourner pour voir derrière.
Longtemps, oui, j'ai été.

Que faire maintenant quand on a tant retourné ?
Peindre peut être.


Et là surtout, tout transformer. Barrer la route, barrer de blanc, Recouvrir et enduire, gratter et détester. Reprendre et ne rien faire de mieux. Mais pendant que je gratte du blanc sur de la couleur sauvegarder un peu de rage, de projets. Carburer sur une autre planète que celle où j'assois mes pieds. faire un tour sur ma balançoire privée.

Ainsi était au départ. Hier




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. Et aujourd'hui.




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Ce blanc qui m'apaise. Ce blanc vient souvent d'huile et de doigts me bercer. Violent et effacé. Ce blanc est le cercle, la roue de mes pensées. Ce blanc est silence et tout ce qu'on ne dit plus. Le blanc dit sur la route des disparus.

Le blanc est courage, voyage sur les couleurs comme un brouillard qui révèle en moi, qui brouille des pistes et les force. Au hasard, comme être ce qu'on n'a pas encore été.

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