On s'y remet ?

Bravo à ceux qui bossent salariés quelque part et continuent d'exercer une activité artistique.
Je dois dire que depuis que j'ai arrêté l'atelier et repris le boulot (ça nous situe à l'automne 2013) je ne fous plus rien.

C'est étrange. Cela mijote tout de même. Le manque commence à se faire sentir. Des bouillons remplissent ma personne par phases successives et on attend la submersion.

Pourtant il ne faut pas grand chose pour essayer et je ne suis pas exigeante avec moi-même.

Se pointe à l'horizon un matin où ça refera surface, je le sens. Débarrassée sans doute des soucis primaires de la reprise de boulot (je ne suis que  trois jours sur place mais je bosse aussi chez moi) et autres angoisses quotidiennes d'accompagner la maladie de ceux qu'on aime.

 Je vois maintenant des jours plus faciles et, au boulot quand mai arrive on glisse tout de suite vers le farniente, moins de femmes aux ateliers, des sorties, fin des cours le 12 juin. Je peux relever la tête, faire le bilan de cette reprise, temporaire, Dieu merci. Et élargir ma palette.

Mon atelier est rangé depuis janvier et tout propre. Tout le matériel est là disponible.
Je croise la copine de l'atelier - collectif- qui me demande quand je reviens qu'on s'amuse un peu ensemble. Pas encore, hélas.

Participer à un atelier de peinture attise la motivation et la gniaque. Cela me manque.

J'ai repris un livre de peinture à la médiathèque. De l'inspiration. Et...

Avec les tubes d'aquarelle, sans eau ( finalement j'utilise toujours peu d'eau), direct avec le tube et les doigts j'ai dessiné. Mis de l'encre et de la gouache et parfois du pastel.

Deux nouveaux amis :

Femme rouge et tordue qui me fait douter et pourtant me plait.






Elle partira chez ma tante, par courrier.


Personnage de spaghetti en folie, tourmenté mais sans soucis peut être. Etre éphémère est-ce le salut ? Tiré du lit par un paquet de couleurs inconstant.

Mais bon sang que sommes nous d'autre ?



Il y a un mois, je crois. Sur un carton, à la gouache, pour une amie qui a perdu ( physiquement seulement) son chat, j'avais fait cela.




J'ai eu le sentiment d'avoir dix ans.