Les fonds font

Les préparatifs de la rencontre annuelle des copains "anciens de l'Indo" dont je vous ai parlé vont bon train.
Je les connais bien et qu'ils m'ont donné deux de leurs emblèmes : buffle d'Asie et mini bus Hippie. La fête se passe au pied de mon Vercors. Vous prenez tout ça et vous vous amusez.

Le poster , banderolle verticale sur un rouleau de papier peints, est fini. Chut.
Juste quelques bribes...








Il y aura des petites peintures-collages à donner, en format grande ou petite carte. C'est en cours.









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J'ai intitulé cet article" Les fonds..." car j'ai réalisé hier combien j'aimais poser des prémices de matières et couleurs, travailler le fond d'une peinture. J'aime tout autant que travailler le contenu , je dirais même que c'est 80% du contenu parfois.

Les fonds en cours ( fins de palettes)
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Je reviens de loin c'est pourquoi je savoure ma joie et tout ce que j'ai à découvrir.
Quand j'ai démarré la peinture l'été dernier je n'avais aucune notion de "fond". Je dessinais sur du papier blanc. La seule chose qui aurait pu me faire entrevoir cette notion c'était les années d'art postal derrière moi, essentiellement collages+ dessins. J'ai commencé à peindre SUR des fonds de collages et ça a fait tilt.

J'ai ensuite demandé, en atelier, comment utiliser les pigments, les matières, qu'est-ce que c'était le glacis, etc...On m'a montré la fabrication de peinture tempera à l'oeuf. Je suis revenue de toutes ces séances avec des feuilles garnies de couleurs superbes et d'épaisseurs sur lesquelles j'ai tenté de peindre. J'ai VU la valeur du fond sur l'effet produit, elle est énorme.

Tout cela ne me dit pas à quel cours je vais m'inscrire l'an prochain. J'y pense beaucoup. J'aimerais aussi apprendre à mieux utiliser les pastels ( vous dites craies ?) qui ont ce contact, ce geste qui m'attirent.
Je viens de mettre du pastel blanc autour du pastel noir dans ma "peinture africaine". Je crois que j'ai en tête les amies du Japon qui sont actuellement sous les cerisiers en fleurs...tant célébrés là-bas.




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Hier en roulant vers l'atelier-du-mardi, je me demandais pourquoi certains pays vénéraient les arbres et pas d'autres. Pourquoi en France nous avons la manie de les couper dès qu'ils sont trop"vieux" ou trop "dangereux" (??) ou trop "malades" trop ceci trop cela, l'homme se délecte de faire vibrer sa tronçonneuse et de couper à tout-va. On coupe des vieux cerisiers dans les jardins parce que les cerises "tachent" en tombant sur la table dehors, etc etc. Tout cela est incompréhensible pour moi, j'ai mal au ventre, aux tripes, à l'âme et le coeur m'étouffe quand je constate les coupes de ces vénérés ancêtres. Je trouve l'Homme très vaniteux et petit dans sa tête. 
Pourtant j'ai vu des arbres immenses célébrés, entourés de tissus et d'étoffes rares, décorés, en Asie. Pourtant au Japon on s'assoit pour pique-niquer sous les arbres en fleurs immenses, chouchoutés comme des Dieux. En plein dans les villes. Au Québec les rues des villes sont bordées d'arbres centenaires poétiques et libres qui ne sont jugés dangereux pour personne.
Peut être a-t-on été trop gâtés en France, pays de forêts ?

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