Les ateliers d'apprendre et s'amuser

Donc maintenant c'est parti ! Le mardi matin, je suis dans la Maison de quartier où je bossais et j'anime en bénévole un atelier pictural-créatif, etc

J'avais beaucoup utilisé le graphisme et les couleurs en tant que formatrice de français auprès de ce groupe de femmes analphabètes. Les évolutions furent flagrantes et tant de plaisirs partagés.
Cette fois nous exposerons nos oeuvres comme il faut.

On se voit en petit groupe de cinq maximum, dans la grande cuisine toute neuve. On fait un peu de massage et relaxation, debout, avant de commencer.

Pour les premières séances j'ai amené de la gouache et des pinceaux. C'est nouveau. On avait travaillé avec des feutres, de la colle, du papier, des ciseaux, mais pas des pinceaux.

Je leur ai dit de tester tous les mélanges de couleurs. Ca c'est vraiment de l'impro, du jamais fait. On utilise des bouts de cartons comme palette.

 Ensuite elles se sont lâchées. Puis j'ai proposé de faire un graphisme de cercles concentriques. Un petit rond, puis un autre autour, etc...Nombreuses sont celles qui ont tout de suite fait des pointillés.



Dès la première séance j'ai été épatée par la production. Grosse éclate.


Elles savent exactement ce qu'elles font. Quand elles s'arrêtent, elles s'arrêtent, savent que leur peinture a dit ce qu'elles voulaient dire, elles me tendent la feuille et en reprennent une autre.

Tout ce que j'essaie, moi, d'apprendre ! 

Le lundi c'est mon tour d'aller en atelier, de tester des matériaux et de prendre des conseils.

H. avait amené des capucines. J'ai testé les encres de couleur. Le premier essai je l'ai ensuite barbouillé et transformé en fond qui attendra son tour

Ensuite, ci-dessus, j'ai pris du papier à tapisser qui a bu avec délices, c'était jouissif, d'autant plus que le vieux pinceau chinois pioché dans un pot était une vraie caresse mouvante. Je n'ai, en fait, rien fait. Il a tout décidé.

Oui, papier et pinceau ont tout fait, tout créé, je n'étais qu'une main, esclave heureuse de leur union. Voilà qui fait réfléchir sur le choix du matériel.

La semaine précédente j'avais fait un arbre au doigt, en fin de palette. Je l'ai laissé sécher sur place. Je l'ai retrouvé et à la maison j'ai ajouté un peu de pastels noir et blanc. Je ne sais pas si j'ai eu raison. Cette peinture "les autres" la trouvaient bien, moi non. Quelque chose dans les couleurs et le beige du papier à tapisser me déplaisait.

Bref, maintenant c'est comme ça.



J'avais apporté un livre pour enfants avec des lapins adorables. Je compte bien travailler dessus.



Sur un petit rouleau-toile, un truc souple qui me plait beaucoup trouvé à l'atelier, j'ai terminé vite fait ( 20 mns) mes palettes d'encres et gouache blanche ( je l'aime la gouache blanche, je la glisse dès que je peux).

Première étape au sortir de la séance :





Deuxième étape et fin, hier soir.


C'est un cadeau d'anniversaire pour quelqu'un qui a gardé et sauvegarde de plus en plus son âme d'enfant.
 Il est déjà punaisé au mur. Mais il faudra le coller sur un cadre en carton, ou genre.


Pendant ce temps, le givre est passé nous voir, en bas et en haut.



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