Chatisfactions. Apprendre de ses erreurs, faire avec nos savoir-faire.

Ah les chats !

Toujours d'après ce calepin joli



Ce sera le troisième, les deux autres furent  nommés "chats tordus"...mais on les aimait quand même
Celui ci au pastel, n'est pas trop tordu.



Tout y était au premier jet d'un soir, en une bonne demie heure.



Finalement le pastel reste un peu "sec" dans ce croquis là. Un peu lisse, peut être parce que je n'ai pas envie de fignoler ? Intéressant de voir ce que donnent les dessins selon les matières choisies pour les couleurs. Le sujet compte beaucoup, les derniers pastels étaient pour des éléphants et ça collait bien.

J'aime bien la gestuelle du pastel, comme du crayon ou du fusain. Je retravaillerai cette technique en atelier ( vivement le début des cours !!).


Et puis aujourd'hui, le chat de Mabes. Elle m'a envoyé cette carte. Magnifique.


Clin d'oeil à mes interrogations sur "le fond" et mes premières foirades, remplissages gâchant toute la magie d'un croquis.

J'ai pris une petite toile carrée. J'avais idée de laisser le fond de la toile blanche tel que, par endroits, afin de faire des ruptures visuelles et de matières. J'ai collé quelques bandes de papiers, issues d'un catalogue de fleurs. J'ai pris la peinture acrylique, pour laquelle je n'ai pas encore de blanc mais au moins j'ai du noir.

.


J'aime vraiment beaucoup mêler collages et peintures. je fais des collages depuis trois bonnes années, c'est donc une technique, un matériau qui ne me fait pas peur. C'est un compagnon. Je ne sais pas trop ce qui se passe mais peindre sur du papier collé me donne confiance, me rend plus forte.

On est bizarre.

Je remarque aussi que quand je me lance sur un truc j'ai une ou deux priorités en tête, là c'était le chat blanc, le contraste peinture et toile nue. Je voulais aussi que le chat soit tel que sur la carte, stylisé. Ces priorités    que j'ai en tête, j'arrive à m'y tenir, elles me guident. 

Le reste va comme il peut...Je ne peux me concentrer sur tout. C'est sans doute le manque d'expérience et de technique. C'est intéressant à vivre. Par exemple, je n'ai pas suffisamment "pensé" le papillon, je n'étais pas très sûre de ce que je voulais. J'en suis donc moyennement contente.

Le reste me plait beaucoup et me confirme la jouissance du couple collages+ peinture...
Le blanc est de l'huile, et comme je ne veux pas nettoyer des pinceaux à l'essence ( une des raisons pour lesquelles je laisse tomber cette matière pour le moment), j'ai fait avec un bout de vielle éponge et des brindilles  sèches.





 .



J'ai su m'arrêter par moments, savoir ce que je voulais laisser tel que, sans y mettre de la couleur, mettre une respiration, des interrogations, comme au dessus de la tête du chat. Je sens une progression en moi. Je suis moins un bébé avec mes pinceaux.

.

Enfin, un peu moins un bébé, mais j'adore les bébés, et les dessins d'enfants sont les plus beaux. Cette spontanéité et cette joie sans complexes. C'est là que je veux puiser.

Un jour une amie dont le jeune fils est autiste, m'a dit qu'il ne touchait jamais un crayon, n'avait jamais dessiné. J'en ai été toute remuée. Profondément touchée et remuée, oui. (J'ai travaillé une douzaine d'années avec des tout petits, autrefois).



Articles les plus consultés