La vache de Tanakia. Se lâcher, se laisser faire, n'écouter que soi.

Elle m'a envoyé une belle carte avec une vache vosgienne.


Je retourne une enveloppe cartonnée, je la vois bien sur un fond carton.
Je fais le croquis au fusain noir. Très plaisant sur ce fond lisse.


Elle est blanche et tachetée de noir, il faudra marquer le blanc.
le blanc, vous êtes au courant maintenant, je ne l'ai qu'en huile. Et je ne veux pas laver des pinceaux à l'essence, je ne veux pas utiliser l'essence.

Donc, on continue : pour la peinture à l'huile, doigts, brindilles sèches et tutti comme ci. Le reste des couleurs à l'acrylique.


Blanc et noir. C'est beau blanc et noir.

Sur la carte : des sapins, un paysage, vert foncé et bleuté au loin.

Je vais vous dire : j'aime pas tant que ça les pinceaux. J'aime les structures, les matières, les grands gestes du poignet à l'épaule, debout.



Y'a pas un p'tit truc à revoir sur le museau ?

Comme ça....par exemple ...




N'écouter que soi. Ne rien écouter. Faire comme ça vient, c'est un mouvement indomptable.


Je crois qu'on peint et dessine comme on est. Exactement comme. Incontrolablement. Sinon, c'est pas la peine. C'est pas la peine de se mettre devant un  miroir si c'est pour ne rien y voir.


Avec les restes de palette et des traces de crayon épais pour esquisse / blanc et noir...et un chouïa d'huile blanche / de zinc et titane, et de violet / cobalt clair



et jaune ensuite


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Mais c'était mieux sans le jaune, non ? Je pensais trop aux nymphéas de Monet.


Pour aimer ce qu'on fait, pour aimer ce qu'on est, il faut se foutre à poil et tout laisser derrière.
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