le fond, la toile, l'eau

...je continue de poser ici  ( cf, libellé "croquis") tous mes essais de l'été où je reprends le dessin, et découvre des matériaux de peinture...


Sur cette peinture ( cf billet précédent), le mur du fond  ça n'allait pas. Merci de me l'avoir confirmé. Je m'accrochais trop à la photo-modèle.



j'avais aimé l'étape où il était tout blanc, vide, avec juste les deux potiches.
Je n'ai pas de blanc en peinture acrylique, j'ai pris le tube d'huile. J'ai aussi collé des bouts de journaux japonais. C'est mieux, je trouve.


Ah le blanc...c'est vraiment un truc qui me plait, que je veux travailler. Ainsi la peinture me redit que sans le blanc pas de lumière, sans les ombres et le noir non plus.

Les papiers collés en fond, j'aime vraiment, cela fait plusieurs fois que j'utilise cette technique, tout y est improvisé sans appréhension.

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L'autre jour j'ai acheté trois petits carrés cadres toilés. Je n'ai jamais utilisé ce genre de matériel. Je crois qu'on ne peint pas directement dessus ? On passe une couche de ...gesso ? Enduit ?

Bref, je me suis lancée direct avec de l'huile et un modèle de photo d'éléphant au bain. 
Ouh là là !! Quelle matière bizarre ce coton toilé, oui. Bof. Et la plupart de mes pinceaux sont nazes et sur cette matière ça ne pardonne pas !

J'ai des grands sacs de toile de jute chez moi, on les a trouvé au grenier, je pensais les couper, en faire des toiles de fond et barbouiller dessus un jour mais c'est pas demain la veille je crois !

Aucun intérêt pour le moment tant que je n'y connais rien en technique sur toile. Mais le premier jet est rigolo.



Je vais sans doute le laisser tel quel. Ou bien reprendre l'eau peut être, qui est un peu bof ?
L'huile c'est casse pieds à laver / white spirit puis savon....Au début je n'aimais pas les effluves de cette peinture. Je m'y suis faite et j'aime l'odeur qui traîne ensuite dans l'atelier. Il y a un côté épais et brut dans cette peinture qui me convient bien ainsi qu'à ma façon de pratiquer en mouvements spontanés

Hier j'ai travaillé l'aquarelle à partir d'une carte postale d'une fontaine, très jolie photo avec des couleurs et une lumière "du sud" superbes.



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Il faut que je grise un peu le porche au fond. Je ne pensais pas y arriver, tant la photo recelait de difficultés. Ce sont les traits, les ombres et l'espace laissé au regard qui font tout en peinture. Je le vois bien quand je foire un croquis, en voulant " en faire trop".

C'est vachement intéressant de voir combien cette pratique rejoint des profondeurs basiques : la place où se mouvoir, l'espace qu'on laisse / la lumière doit être il faut lui ouvrir les bras, la peur ou pas / peur de quoi ? pourquoi avoir peur de bien ou mal faire !, le laisser faire sans s'interposer, sans bourrer d'angoisses le papier / le vide qui est plein et sans lui la couleur ternit.
Il ne s'agit pas du tout de représenter ce qui existe. Il s'agit d'interpréter, d'improviser le corps et l'esprit d'une sensation. Elle traverse sans prévenir, elle est maîtresse de tes gestes, on le ressent d'autant plus quand on a aucune technique "apprise" comme moi.  Ce qui est forme a toutes les formes possibles.


 J'ai essayé l'aquarelle pour la première fois il y a un mois et je pataugeais, maintenant j'aime assez. Par contre le matos descend vite ! Les godets de couleur fondent comme neige au soleil ! Je n'ai presque plus de blanc.
Parfois je triche et je  prends la gouache blanche, mais le mélange des deux n'est pas toujours gagnant.

Chaque jour ou presque je bidouille, ce ne sont pas les sujets et les idées qui manquent. Je ne m'ennuie pas, même si un prof-accompagnant me manque et que je sais que j'avancerai bien plus vite à partir d'octobre à la reprise de l'atelier où je vais débuter. Poser les choses ici, comme souvent avec les blogs, m'aide à me poser, valoriser l'expérience, mettre des cailloux sur la route, tout simplement, au grand jour.
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