Le courage

Le courage, sans le courage de dire qui l'on est à qui ne souhaite pas nécessairement l'entendre est ce qui me permet de sortir des ornières.
Hier au travail j'affirme ce que je veux et ne veux pas, j'affirme ma fragilité et ma force, la force de la fragilité, la transformation par des actes, les mots qui vont avec, j'affirme ma place, telle que je la revendique et non la prend passivement.
Le courage vu de l'extérieur parait facile, parait juste téméraire, parce que celui qui ne le vit pas et l'observe chez l'autre ne sait pas le revers de la médaille. Le courage parait capricieux pour celui qui a le nez collé dans l'ornière, les rêves plaqués au sol. Le courage de se lever et dire MOI.
 Le courage de se lever et dire NON. Le courage de ne rien savoir ensuite de ce qui se passera. Ce courage là, cette énergie je ne l'analyse pas. Quand elle passe elle est essentielle et sans elle je serais déshabillée en hiver. Cette vie pleine de courants d'airs qui veulent notre peau.
Le courage c'est ne plus penser à l'autre et ne plus en dépendre totalement. C'est couper le fil de la peur, se sentir libres entre nous, libres de nous, adultes, confiants et non confinés dans ce que nous pensons les uns pour les autres. Ce qui "serait bon" pour toi, " ce que tu crois bien" pour moi. Le courage c'est ne plus penser pour les autres, à leur place, en les croyant dans nos girons, en nous croyant dans les leurs.

C'est ce cordon différent entre le monde et moi et les autres.
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