Envoyé bien plus loin que ça

Dans vos boîtes





Que dire, je ne sais pas.
Je me suis un peu battue sur cet oiseau là.
Partie d'une idée de collages, j'ai débattu en route avec toutes les idées qui me venaient.
J'aurais dû faire trois cartes avec trois bonnes idées cueillies au vol.

On a failli terminer dans la bouillie
Mais il en restait quelque chose et j'avais très envie de lui envoyer, même si le quelque chose était un peu incertain.


J'aime bien les petits formats.
Je découpe parfois dans des peintures de longs rectangles.
Ils ont plusieurs vies.
Un jour, au moment X d'un temps Y, ils s'envolent vers toi



Quelque chose dans le dessin n'est pas précis et m'a plu. Enchevêtrement où l'on est pas sûr de ce que l'on voit ? C'est venu sans réfléchir.

Je suis restée marquée par des toiles d'animaux de Marc Franz ( fondateur du Blaue Reiter avec Kandinsky) que j'ai découvert il y a deux ans. Couleurs et animaux s'y mêlent, se fondent, dans une puissante sensualité qui me renverse.

Tiens je vous mets un de ses tableaux qu'on voit dans le lien ci dessus



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Ce papier, issu de collages de peintures, je l'ai fait en pensant aux tissus africains.


Les gens, sans doute, ne savent pas le temps et les pensées qui nous harponnent et nous happent,  en peignant pour eux.



Cette carte m'a donné du fil à tordre.

J'y ai mélangé de l'encre, de l'acrylique, du pastel, je crois.

On a frôlé le moche. Parfois le moche est à deux doigts du meilleur quand on est novice et qu'on traficote avec des petits pois dans la tête. Sans bases solides, sans expérience. Chaque création est un apprentissage pur et solitaire.




Il y avait tant de bataille que le papier ressemblait à du tissu et ce n'était pas pour déplaire.





Le vase, les fleurs refaites des dizaines de fois. Couches sur couches et ne plus rien entrevoir.

Le fond où mes pensées partaient vers Matisse et d'autres beautés. On peint avec de nombreux tableaux dans le cerveau, les flashs qu'on a eus en les voyant pour la première fois. Comme ces peintures de Berthe Morisot où toujours au travers de la fenêtre une autre toile s'ouvre dans une profonde volupté douce.




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Est-ce que je progresse ? Je n'en sais vraiment rien.




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