tant thérapeutique

Hier j'ai fait un drôle de truc.


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Au départ j'ai devant moi une très belle photo de cascade.
Je m'amuse bien, je suis dans la cascade mais en fait, c'est n'importe quoi.
Il faut dire que je ne fais que de l'impro depuis qu'il fait chaud. Je m'assois et je laisse le pinceau glisser sur le papier, c'est tout. Après on voit. Donc là j'ai la photo sous les yeux mais je ne prépare pas mon dessin, je bidouille au fur et à mesure avec les couleurs. Et c'est tout mélangé, très confus, moche.

Je change de point de vue.


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.J'utilise de l'huile pour le blanc que je travaille au doigt.


Sur le coup je me plais dans cette peinture.

Mais une fois l'excitation passée. Je trouve que c'est moche.
Je décide de couper. j'ai pour principe de ne rien jeter et de recycler au max. Faire une enveloppe, découper et voir si ça peut faire une carte, ou reprendre, ou déchirer et utiliser dans un collage car une peinutre est un super matériau en collage.
Je coupe en deux, la partie gauche me paraissait jouable.

Je retravaille à l'encre en majorité.
Je rajoute du blanc si besoin.
Je laisse aller le pinceau sans réfléchir, sans pression, je contourne et cerne là où ça vient.



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Finalement c'est vraiment mieux. Non ?
J'ai pensé à la mort de ma soeur pendant tout le temps. C'était un fort moment. Le pinceau suivait mes pensées, je crois. Une petite hypnose, comme quand on rêve, un laisser aller, une sortie dans l'espace-temps.
A la radio l'émission musicale avait pour thème "la mère" et les musiques étaient tristes. Ca m'énervait, je n'avais pas envie de penser à ma mère disparue elle aussi.

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