Les pigments aux doigts

Inspirée par le tableau de Hartman ( article précédent), je continue de tester mes nouveaux pigments. Avec cirage incolore et huile de lin.
Ajouts de gouache puis d'encre blanche.

Trois expériences. Finalement la première, ci dessous, ayant plus de lumière en haut et autour des arbres, est la mieux. C'est celle où j'ai suivi un peu le modèle, les autres moins.

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Les deux  autres peintures




Pourquoi cerner de blanc, hein, finalement ?
Parce qu'on est débutant et que je ne calcule pas la lumière à poser.

Sur ce troisième essai ci-dessous, j'aime bien la lumière en bas, orangés, verts, rose. Le rouge dans l'arbre est bien.
Question essentielle : Comment fait-on naître la lumière dans un tableau ?



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Depuis huit jours une planche, en contreplaqué plein de copeaux, me sert de palette.

Cette fois elle à fait un peu plus que cela.












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Je n'ai aucun recul et aucune objectivité sur ce que je fais. Je suis toujours ravie du processus, c'est ce qui compte pour moi, c'est ce qui me fait vivre et donne l'envie.
Le ressenti, le laisser aller, la liberté. Sur le coup je suis toujours ébahie, encore sous le choc de la pulsion.

Il me faut plusieurs jours,  une semaine, pour voir autrement, considérer le résultat et savoir ce qui ne me convient pas.

A chaque fois, c'est s'approcher un peu plus de soi-même. Le rendu d'un jour sur du papier ou du bois,  n'est qu'une apparence qui a peu d'importance par rapport au chemin souterrain qui se creuse et m'élargit.

Simplement pour un peu moins mourir chaque jour.

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