Musée d'Orsay

De dos, de face, de profil, dedans, dehors.






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A Paris beaucoup trop de monde dans les rues.
Entre les murs, à l'abri, on peut oublier le gris.

J'étais déjà venue dans ce Musée il y a très longtemps.
C'était une toute autre vie, rien à voir, et rien vu peut être car j'ai eu le sentiment d'y venir pour la première fois avec une nouvelle tête et des yeux pleins de pinceaux.

Un carnet, un crayon, cinq minutes devant des oeuvres pour extraire le trop plein d'émotions et en tirer quelque chose en quelques traits.
Une position très agréable que de crayonner debout immobile avec les visiteurs qui butinent autour. 
Une façon de prendre des pauses, de digérer l'énorme contenu de cet endroit. 

Tableaux, meubles, objets, sculptures. Au bout de trois heures, personnellement, je devais sortir. Mon cerveau ne pouvait plus enregistrer et faire battre tambour de toute cette beauté. Sous peine d'indigestion. Et pourtant j'ai mangé une délicieuse salade au petit resto là-haut pour pouvoir rester avec un ventre bien rempli. Cela n'a pas suffit, au bout d'un moment mon esprit était comblé, dévoré par les formes et les couleurs. Plus de place pour voir et voir et découvrir encore.

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Je suis sortie, donc.
Après c'était moins bien.
Gris, vent, monde, solitude.
Vite, à l'abri, des crayons dans les mains !

J'ai passé ma soirée de Noël seule, volontairement. ( Noël j'ai tout essayé depuis dix ans, et j'ai renoncé)
A dessiner des lignes au bic de couleur sur l'agenda 2013, tout en écoutant la radio.





J'avais très envie de rentrer chez moi.
Maintenant j'y suis. Bonheur.

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