j'ai croqué l'oie

Joie,délectation, les ateliers d'expression picturale reprenaient aujourd'hui et on m'y avait gardé une place, moi la nouvelle parmi les anciennes.

Aujourd'hui A. nous a suggéré d'aller dehors croquer puis revenir voir qu'en faire avec quelles matières.

A deux pas il y a des vieilles maisons , un jardinet à l'abandon et cloturé. Il abrite des poules et deux oies énormes.




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Les oies ne cessent de bouger. En fait, elles posent, et tout à coup changent de pose, lentement mais sûrement. Il faut donc inventer et faire vite. Je leur ai chanté une petite chanson douce, elles sont restées un peu sages mais dès que je n'ai plus chanté elles on recommencé à se moquer de moi.

De retour à l'atelier,  A. me propose de créer de la matière avec des pigments et de la cire. La cire c'est comme l'encaustique. Odeur délicieuse. J'ai pris du rouge et du brun. J'ai fait des pâtés mais qui sentent bon  !
Puis j'ai testé sur le papier avec fusain et pastel. 





J'ai bien merdouillé et ce sont les oies qui ont été à l'honneur, finalement.

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Des oies peintes avec les doigts. Je suis ressortie avec les paumes toutes rouges comme si j'avais fait un hénné.

C'est rigolo de voir ces deux oies et leurs airs différents. Chacune son caractère. La deuxième, je me demande si un fond noir ( encre ?) lui irait bien ?

Au bout du compte, en fin de séance, je crois qu'elles nageaient dans un étang.


J'ai refait ce dernier essai en couleurs, vite fait, avec du pastel en fond. J'ai fait d'autres tentatives de fond avec la peinture aux pigments, avec les doigts. Mais c'était trop fort, trop coloré. Je ne sais pas encore créer un fond pour peindre dessus, sauf avec des collages. 

Quand je me suis retrouvée dehors, le soleil était de sortie lui aussi. J'étais molle, je planais complètement. Je voulais m'asseoir sur un banc pour savourer ma béatitude. J'avais à peine la force de marcher tant la douceur et l'énergie coulaient dans tout mon corps et l'irradiaient, des orteils au crâne. Je marchais sur un nuage à roulettes. Je flottais dans la vie avec plus aucun souci, tout m'enveloppant et moi enveloppant tout dans un grande couverture de mohair, comme un doudou. Une couverture de mohair qui marche toute seule, je vous le dis, c'est vach'te difficile !

Dingue.

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