la boîte et ses mystères, les sentiments palpitent


Tiens ben, chouette, pas loin de chez moi, un salon du livre au programme alléchant, ne serait-ce que la présence de Thierry Dedieu

Ca me rappelle une époque bloguesque où mes liens, sur un blog-foutoir-atelier, étaient ceux de dessinateurs, peintres et colleurs baveurs sur des enveloppes artistiques.

J'ai eu un premier blog, celui ci même, commencé avec une amie et poursuivi seule de long en large.
En même temps j'ouvrais un blog- carnet de croquis et couleurs ( le foutoir sus nommé), puis un blog où je contais une aventure sur un îlot du bout du monde, oui une aventure Robinsonne qui valait bien un blog à elle seule. Des lecteurs ont été invités sur cette île, nous concevions ensemble des billets avec leurs photos, je les faisais évoluer dans l'île perdue avec moi. On a beaucoup aimé.

J'avais aussi un blog-photos en même temps, toutes ces photos en numérique, je découvrais cet outil, il fallait mettre tout ça quelque part.

L'écriture prenait sa place, et puis, avec le temps, il fallait trouver des coins un peu intimes pour parler de soi, de ses souvenirs, de son enfance dans un blog plus privé. J'y ai mis mes plumes d'hirondelle, j'ai eu des grands coups d'émotions avec des lecteurs passionnants, passionnés, attentifs. Les rencontres par le net se construisaient.

Nos complicités. Celles de ceux qui se lisent entre eux, alors que tes soit disant amis ne te lisent pas, alors que ta famille ne sait rien de toi et depuis longtemps. Des complices, on en a besoin. Ils étaient là, derrière l'écran. Et en face à face, c'était les mêmes.

Les carnets sur le net me permettent de m'amuser, de créer, je ne me pose plus de questions sur le temps passé à les remplir, les ouvrir et les fermer, les garder proches ou serrés ou secrets sous les manteaux, comme des petits papiers qu'on se passe. Nous avons les nôtres.

Je ne compte plus les blog ouverts en plus de trois années. C'est un outil d'apprentissage et j'ai le sentiment d'y avoir avancé. J'y ai appris beaucoup, j'ai laissé derrière moi des préjugés, des peurs, je suis entrée dans le monde de ceux qui se parlent dans la toile d'araignée, se reconnaissent ( on en fait du tri avec l'habitude ! on va vers ceux qui nous ressemblent ou ceux avec lesquels il y a "quelque chose"...ce mystère est un aimant).

 Je suis quelqu'un qui s'ennuie vite, qui a besoin d'apprendre, de communiquer tout en gardant une distance, et d'être libre. Le net nous offre cette liberté et peut valoriser tout ce qu'on veut et ce qu'on est, ou ce qu'on essaie de faire exister. Les sentiments palpitent d'une façon imprévue et certaine, c'est sans doute la plus grande surprise que tu y trouves au bout de quelques mois. Tu es entré quelque part, tu ne sais comment.


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