Bleu, tout un champ

Comment dire ? Je suis fleur bleue, je crois qu'on est nombreux, un champ entier de fleurs bleues se balancent dans un vent clair et sombre.

J'écoute une chanson from L.A avec un chanteur d'une voix rocailleuse qui répète "I miss you". Et je voyage. Et mon coeur tremblote comme une idiote. C'est bien les idiotes. On aurait une décapotable sur la plage de L.A, défilant sous les palmiers comme dans les feuilletons. Je ne suis jamais allée là-bas, je suis allée plus au Nord dans cette ville extraordinaire qu'est S.F, le Frisco où l'on se sent si bien.

Oui mais bon, on serait sous les palmiers avec nos mini-jupes et nos genoux de miel remontés sur le tableau de bord, on roulerait lentement et il ferait très chaud mais cette brise, elle nous suffirait. La radio passerait des chansons rocailleuses avec des guitares électriques et des batteries tchakapoumpoum et les chanteurs seraient tous amoureux de nous. Pas que les chanteurs. 

Parce que là tu vois on s'arrêterait. On gare la voiture. Et on descend boire un verre dans ce bar tout en bois, terrasse sur la plage et c'est pas mal, déjà.
C'est là qu'on verrait le champ de fleurs bleues et nous dedans, en extase, béates, oui là devant, sous les palmiers californiens et sur le sable fin. Je te dis, c'est pas loin.
.